Malgré de lourdes pertes en 2011, RBS poursuit pas à pas sa réhabilitation
Nationalisée à hauteur de 82% après la crise de 2008, RBS accumule les pertes : 2 milliards de livres en 2011, après les 1,12 milliard de livres de 2010. En cause, les dettes souveraines (1,1 milliard), les coûts de restructuration (1 milliard), le scandale des assurances emprunteurs (850 millions), la taxe sur les banques (bank levy) ou le recours au dispositif de l’Asset Protection Scheme mis en place par le gouvernement début 2009.
Pour autant, Stephen Hester, directeur général de la banque, se dit satisfait des objectifs déjà atteints dans le cadre du plan de restructuration sur cinq ans lancé en 2009. Le bilan de la banque a été réduit de 49 milliards de livres, à 977 milliards de livres, contre une estimation gardée secrète jusqu’à présent de 1.210 milliards. Les actifs pondérés en fonction des risques ont été réduits de 63 milliards.
En dépit de sa restructuration, la division de banque de financement et d’investissement (GBM) a dégagé 1,56 milliard de livres de profits, en recul de 54% sur une année : «Au plus fort de la crise, beaucoup de gens nous avaient demandé pourquoi nous ne nous étions pas débarrassés de nos opérations d’investissement», a rappelé Stephen Hester. «Nous pensions à l’époque que les bénéfices d’exploitation de cette division pouvaient atteindre 9,1 milliards en cumulé entre 2009 et 2011. Or, ces bénéfices ont atteint sur la période 10,7 milliards», a-t-il expliqué. Le dirigeant s’est félicité du bénéfice d’exploitation de 6 milliards réalisé par l’ensemble des activités «core» de la banque, autrement dit les opérations de RBS après réduction du bilan.
«A l’heure actuelle, les profits générés dans nos unités «core» sont utilisés pour restructurer nos opérations. Mais dans le futur, ces profits serviront à reverser des dividendes à nos actionnaires», a expliqué le directeur général. Attendu sur le chapitre des bonus, l’équipe dirigeante de RBS a défendu la politique de rémunération en vigueur au sein du groupe : «Notre rémunération se situe dans la fourchette basse du spectre dans le secteur bancaire mais nous ne pouvons pas sortir de cette échelle», a affirmé Sir Philip Hampton, président de RBS. Au total, la banque a versé 785 millions de livres de bonus en 2011, soit une réduction de 43% sur une année. La division GBM a hérité d’une enveloppe de 390 millions de livres, soit une baisse de 58% sur une année.
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