Malakoff Médéric vise un doublement de sa production en assurance individuelle d’ici à 2016
Malakoff Médéric affiche son appétit de croissance externe. Comme Apicil et AG2R La Mondiale, le groupe paritaire de protection sociale est en course pour un rapprochement avec son homologue Réunica. Ce dernier lui a d’ailleurs transmis, le 27 juin dernier, son cahier des charges auquel il doit répondre le 1er octobre.
«Nous considérons être un bon candidat pour ce rapprochement, déclare à L’Agefi Guillaume Sarkozy, délégué général de Malakoff Médéric. Nous avons beaucoup à leur apporter en santé et en termes d’innovation. Il existe aussi beaucoup de complémentarité sur le volet retraite complémentaire.»
Cette démarche intervient à l’issue d’un exercice 2011 en demi-teinte. Si son chiffre d’affaires en assurance de personnes a enregistré une progression de 3,6%, à 3,45 milliards d’euros, son résultat net, en revanche, a accusé un repli de 17%, à 167 millions d’euros. La faute à la provision de 68% des actifs liés à la dette grecque et à un effet de base défavorable, son résultat net 2010 ayant bénéficié de 48 millions d’euros de plus-values liées à la cession de sa participation de 45% au capital de l’assureur santé espagnol Adeslas.
Pourtant, le groupe est parvenu à porter ses fonds propres de 3,2 à 3,6 milliards d’euros en un an, tandis que sa marge de solvabilité ressort à 360%. «Cette marge constitue une garantie pour nos clients et nous permet de continuer à être un pôle de regroupement, si nécessaire», précise Guillaume Sarkozy. En attendant d’accueillir un nouvel acteur en son sein, le groupe a poursuivi ses efforts d’amélioration de sa productivité. «Nous avons réalisé 20% de gains de productivité en trois ans, au rythme de 6 à 7% par an depuis 2008», observe Guillaume Sarkozy.
Le groupe n’en néglige pas pour autant son développement. Numéro deux en assurances collectives de personnes (santé, prévoyance, épargne retraite), Malakoff Médéric souhaite accélérer sa croissance en assurance individuelle, soit 565 millions d’euros de revenus fin 2011. «Notre objectif est de doubler notre niveau de production entre 2011 et 2016», avance Guillaume Sarkozy. Pour y parvenir, il envisage d’accélérer l’ouverture de boutiques dédiées à la santé et la prévoyance. L’an dernier, le groupe a ouvert cinq nouvelles agences, portant le nombre total à 14. «Ce réseau devrait compter 26 boutiques à fin 2012», conclut le dirigeant.
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