L’UFC-Que Choisir dénonce la hausse des tarifs bancaires en 2018
L’UFC-Que Choisir s’inquiète de la hausse des frais bancaires. Selon une étude de l’association, ils sont en hausse de 2,2% pour l’année 2018 et progressent pour la sixième année consécutive : «le coût moyen d’un compte bancaire a progressé depuis 2013 trois fois plus rapidement que l’inflation (9% contre 3%) et atteint 211 euros au 1er janvier 2018», estime l’UFC-Que Choisir, à partir des brochures tarifaires d’une vingtaine d’établissements. Cela concerne autant les clients équipés de «packages» (+2,5% pour l’offre classique) que les prestations uniques : le coût des cartes internationales à débit immédiat grimpe de 2%.
L’association, qui met en ligne sur son site un comparateur bancaire, pointe des écarts «considérables» de tarifs entre les banques, variant «de 1 à 17 pour un actif et une utilisation standard du compte et de 1 à 10 pour un usage intensif». Un client régulièrement à découvert pourrait faire jusqu’à 200 euros d’économies en passant à la concurrence dans la banque de réseau et jusqu’à 400 euros en faisant le choix d’une banque en ligne. Cette dernière facture en moyenne des commissions d’intervention et des agios six fois moins chers.
«Les banques en ligne restent moins chères et se démocratisent avec, entre autres, le lancement de nouvelles offres gratuites», souligne Matthieu Robin, chargé de mission sur le secteur financier au sein de l’association. «D’autant que l’avantage des banques traditionnelles, avec leurs réseaux d’agences, se réduit», assure-t-il, alors que les services rendus en agence voient leurs tarifs bondir, avec une hausse de 17% pour l’initialisation d’un virement et de 11% pour la remise d’un chéquier. «A ce rythme et au regard du coup d’accélérateur porté sur les fermetures d’agences, les banques traditionnelles ressembleront bientôt à leurs concurrentes en ligne, les tarifs en plus», déplore l’UFC-Que choisir.
L’association ne constate que peu d’effets liés à l’arrivée d’un nouveau concurrent - Orange Bank - et à l’entrée en application de la loi sur la mobilité bancaire. Une loi jugée insuffisante, souligne Matthieu Robin : outre la question du crédit, «le client possède aussi des produits d’épargne dans sa banque. Or, transférer son PEL coûte cher et prend du temps». En septembre, l’UFC-Que choisir reprochait déjà aux banques de s’être rattrapées sur les tarifs de transfert des produits d’épargne pour compenser la gratuité du transfert des domiciliations des virements et prélèvements.
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