L’ouragan Sandy constitue un test pour les assureurs et les réassureurs

Le secteur apparaît bien préparé pour faire face à cet événement. Les estimations d’indemnisations semblent cependant encore prématurées
Virginie Deneuville
L'ouragan Sandy alors qu'il survolait la Jamaïque. Source photo: Nasa
L'ouragan Sandy alors qu'il survolait la Jamaïque. Source photo: Nasa  - 

Si l’année 2012 s’est révélée jusqu’à présent relativement clémente en termes de catastrophes naturelles pour les assureurs, elle n’est pas terminée et l’ouragan Sandy, qui a touché cette nuit la zone densément peuplée de la côte Est des Etats-Unis, pourrait changer la donne.

Toutefois, l’ouragan, de catégorie une «devrait être un événement couvert en première ligne par l’assurance. Pour la réassurance, néanmoins, il s’agit d’un événement clé, démontrant que le modèle est bien calibré, alors que des demandes d’indemnisation peuvent émerger et des contrats très rentables de dernière minute pourraient être souscrits», relevait hier Kepler.

Cet événement climatique apparaît comme «gérable» pour le secteur de l’assurance dommage, aux yeux de Morgan Stanley. «Avec plus de 500 milliards de dollars (388 milliards d’euros) de capitaux (pour les assureurs dommages basés aux Etats-Unis), nous pensons que le secteur est une nouvelle fois bien préparé face au paiement de l’ensemble des pertes assurées» liées à l’ouragan, indique le bureau d’études.

Si Morgan Stanley pense qu’il est encore trop tôt pour établir des estimations d’indemnisations, le courtier prévoit de réviser ses prévisions de bénéfice par action au sein du secteur pour le quatrième trimestre après le passage de l’ouragan. Les premières estimations qui circulent s’inscrivent pour le moment dans une fourchette extrêmement large.

Kepler avance ainsi que les premiers chiffres tournent autour de 3 milliards de dollars. Les analystes de la Banque cantonale de Zurich (ZKB) s’attendent à des coûts de plusieurs milliards de dollars, pouvant dépasser ceux provoqués par l’ouragan Katrina en 2005. Cet ouragan, de catégorie trois, a constitué l’un des événements climatiques les plus onéreux pour le secteur (72 milliards de dollars de dégâts assurés). Irena, ouragan de catégorie une ayant frappé les Etats-Unis en 2011, avait engendré 5,3 milliards de dollars de pertes assurées.

«Déjà en s’approchant, l’ouragan Sandy provoque l’interruption d’une partie de l’économie en raison des mesures de protection», soulignent les analystes de ZKB. La Bourse de New York était fermée hier, et le restera aujourd’hui. Les valeurs de l’assurance étaient en recul lundi, l’indice Stoxx Europe 600 Insurance ayant cédé 1,2%.

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