Lloyds tarde à vendre ses 632 agences au Royaume-Uni
Alors que les négociations pour la cession de 632 agences de Lloyds Banking Group (LBG) sont au point mort, un prétendant fait son retour, qui pourrait relancer le processus. NBNK Investments (NBNK) a déclaré mercredi dernier avoir formulé une nouvelle offre au groupe bancaire britannique, lequel a confirmé l’approche du holding coté.
Selon plusieurs quotidiens britanniques, l’offre valoriserait les agences, réunies dans une société baptisée «Verde», à presque 2 milliards de livres sterling (près de 2,4 milliards d’euros). Elle comprendrait également une offre d’échange aux actionnaires de LBG. Toutefois, il n’est pas certain que l’Etat britannique, qui détient 41% du capital de LBG, puisse devenir actionnaire de la nouvelle entité qui serait créée par NBNK.
LBG avait rejeté une première offre de NBNK, de 1,5 milliard de livres sterling, en décembre dernier. Il avait choisi d’entamer des discussions exclusives avec Co-operative Banking Group (Co-op). Mais les négociations se sont ensuite heurtées aux difficultés de Co-op à satisfaire à certaines exigences du régulateur britannique, la FSA. La coopérative craint que les exigences en capital ne s’appliquent à l’intégralité de son activité (qui comprend des réseaux d’épiceries et d’entreprises funéraires).
Cela dit, LBG a précisé que le contact n’était pas rompu. Le groupe avait précédemment déclaré qu’en cas d’échec définitif avec Co-op, il choisirait la voie de l’introduction en Bourse. Mais c’était avant que NBNK ne revienne avec une nouvelle proposition.
LBG doit, quoi qu’il en soit, céder ses agences avant la fin de l’année 2013. C’était l’une des conditions posées au plan de sauvetage mis en place par l’Etat britannique en 2008 et 2009. Selon le Financial Times, l’une des possibilités serait de lancer une introduction en Bourse (plus rémunératrice selon certains professionnels) et d’impliquer ensuite NBNK. En clair, Co-op est plus que jamais sous pression s’il veut toujours acquérir les agences.
NBNK a été formé en juillet 2010 par l’ancien président du Lloyds of London (le marché britannique de la réassurance) Peter Levene, rejoint par d’anciens dirigeants d’entreprises et de hauts fonctionnaires, comme l’ex-président de Morgan Stanley David Walker, et Charles McCreevy, qui fut commissaire aux Affaires intérieures de l’Union européenne. Le holding avait tenté d’acquérir Northern Rock, finalement vendu à Virgin Money en novembre dernier.
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