Lloyds rassure malgré une nouvelle perte et le report de ses objectifs

La banque affiche une perte de 2,8 milliards de livres à fin septembre mais a réduit son profil de risque et allégé son bilan
Florent Le Quintrec

Lloyds Banking Group a essuyé une nouvelle perte au troisième trimestre et indiqué qu’il pourrait ne pas atteindre ses objectifs financiers en 2014 comme prévu initialement. Mais certains signaux encourageants ont permis de compenser ces mauvaises nouvelles et de faire grimper son action de plus de 4%.

La banque détenue à 41% par l’Etat britannique a notamment amélioré son profil de risque et réduit le montant de ses dépréciations. Sur les neuf premiers mois de l’année, ses charges de dépréciations s’élèvent à 7,4 milliards de livres contre 9,4 milliards pour la même période de 2010. Cette amélioration cache néanmoins l’augmentation des dépréciations passées sur son portefeuille irlandais pour atteindre 2,5 milliards de livres contre 2,2 milliards un an plus tôt.

Lloyds a également réduit son exposition à la Belgique, l’Italie, la Grèce, l’Irlande, le Portugal et l’Espagne. L’ensemble des actifs détenus dans ces pays, dettes souveraines comprises, est passé de 29,3 milliards fin juin à 26,3 milliards fin septembre.

La banque a continué à alléger son bilan en se délestant de 11 milliards de livres d’actifs non stratégiques au cours du trimestre. Son ratio core tier one ressort à 10,3%.

Les revenus de Lloyds ont reculé en raison du ralentissement de l’activité de prêt liée à la conjoncture économique au Royaume-Uni, à laquelle la banque est très sensible. S’y ajoutent des coûts de financement toujours élevés qui pèsent sur sa rentabilité. Sa marge nette d’intérêt continue de se contracter et ressort à 2,1% à fin septembre contre 2,07% au premier semestre et 2,2% sur les neuf premiers mois de 2010.

«La réalisation de certains de nos objectifs financiers de moyen terme, principalement au niveau des revenus, pourrait être reportée au-delà de 2014», prévient le groupe. Ces objectifs, qui incluent notamment une croissance des revenus supérieure à celle du PIB britannique, avaient été fixés par son directeur général Antonio Horta-Osorio, parti en congé pour raison de fatigue au début du mois. Le directeur financier Tim Tookey, qui assure l’intérim, attend son retour avant la fin de l’année.

Sur neuf mois, Lloyds accuse une perte nette part du groupe de 2,8 milliards de livres, largement liée aux provisions de 3,2 milliards passées au premier semestre afin de dédommager des clients ayant surpayé leur police d’assurance, contre une perte de 2,31 milliards fin juin et un bénéfice de 1,5 milliard il y a un an.

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