Lloyds pérennise son management pour rassurer les marchés

La banque a choisi celui qui remplira l’intérim si la convalescence de son directeur général, malade depuis début novembre, devait se prolonger
Florent Le Quintrec

Lloyds Banking Group tente d’apaiser les marchés en assurant la pérennité de son exécutif. Après le départ provisoire mais néanmoins surprise de son directeur général, Antonio Horta-Osorio, pour des raisons de santé à peine huit mois après son arrivée à la tête de la banque, le choix du directeur financier Tim Tookey pour assurer l’intérim n’avait pas vraiment convaincu, accentuant encore un peu plus l’effondrement boursier d’un groupe en pleine réorientation stratégique. Tim Tookey doit rejoindre l’assureur britannique Friends Life en février.

Lloyds a donc annoncé lundi qu’il nommerait David Roberts directeur général par intérim au cas où le retour d’Antonio Horta-Osorio, prévu avant la fin de l’année, devait être retardé. David Roberts, actuellement directeur non exécutif de la banque détenue à 41% par l’Etat britannique, était jusqu’en décembre 2006 directeur des activités internationales de banque commerciale et de détail de Barclays. Avant de rejoindre Lloyds en mars 2010, il dirigeait la banque autrichienne Bawag PSK.

Parallèlement, Lloyds se dit en bonne voie pour recruter comme directeur financier George Culmer, qui occupe actuellement la même fonction chez RSA Insurance.

Ces arrivées sont essentielles pour Lloyds qui risquait de voir les deux principaux sièges de son exécutif rester vides. D’autant que l’annonce de RBS indiquant que son directeur des risques Nathan Bostock ne rejoindrait finalement pas Lloyds comme initialement prévu pour prendre la tête des activités de wholesale banking a précipité la chute de l‘action de la banque qui a clôturé lundi à son plus bas niveau depuis mars 2009, à 23,42 pence.

Sauvé par l’Etat britannique en 2008, Lloyds a engagé un vaste programme de réduction de bilan et de recentrage de ses activités, sur demande du régulateur, impliquant 15.000 suppressions de postes. La banque cherche d’ailleurs toujours à céder plus de 600 agences.

Dans une note, Morgan Stanley admet que le plan de réduction de bilan de la banque est bien avancé mais craint que ses revenus ne chutent dans les années à venir. La recherche actions de banque américaine estime que l’impact du deleveraging sur le volume d’activité et le recul continu des marges nettes d’intérêt, essentiellement du fait de coûts de financement élevés et de la pression concurrentielle, conduiront à une chute des revenus de Lloyds de 26% entre 2010 et 2014.

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