Lloyds pérennise son management pour rassurer les marchés
Lloyds Banking Group tente d’apaiser les marchés en assurant la pérennité de son exécutif. Après le départ provisoire mais néanmoins surprise de son directeur général, Antonio Horta-Osorio, pour des raisons de santé à peine huit mois après son arrivée à la tête de la banque, le choix du directeur financier Tim Tookey pour assurer l’intérim n’avait pas vraiment convaincu, accentuant encore un peu plus l’effondrement boursier d’un groupe en pleine réorientation stratégique. Tim Tookey doit rejoindre l’assureur britannique Friends Life en février.
Lloyds a donc annoncé lundi qu’il nommerait David Roberts directeur général par intérim au cas où le retour d’Antonio Horta-Osorio, prévu avant la fin de l’année, devait être retardé. David Roberts, actuellement directeur non exécutif de la banque détenue à 41% par l’Etat britannique, était jusqu’en décembre 2006 directeur des activités internationales de banque commerciale et de détail de Barclays. Avant de rejoindre Lloyds en mars 2010, il dirigeait la banque autrichienne Bawag PSK.
Parallèlement, Lloyds se dit en bonne voie pour recruter comme directeur financier George Culmer, qui occupe actuellement la même fonction chez RSA Insurance.
Ces arrivées sont essentielles pour Lloyds qui risquait de voir les deux principaux sièges de son exécutif rester vides. D’autant que l’annonce de RBS indiquant que son directeur des risques Nathan Bostock ne rejoindrait finalement pas Lloyds comme initialement prévu pour prendre la tête des activités de wholesale banking a précipité la chute de l‘action de la banque qui a clôturé lundi à son plus bas niveau depuis mars 2009, à 23,42 pence.
Sauvé par l’Etat britannique en 2008, Lloyds a engagé un vaste programme de réduction de bilan et de recentrage de ses activités, sur demande du régulateur, impliquant 15.000 suppressions de postes. La banque cherche d’ailleurs toujours à céder plus de 600 agences.
Dans une note, Morgan Stanley admet que le plan de réduction de bilan de la banque est bien avancé mais craint que ses revenus ne chutent dans les années à venir. La recherche actions de banque américaine estime que l’impact du deleveraging sur le volume d’activité et le recul continu des marges nettes d’intérêt, essentiellement du fait de coûts de financement élevés et de la pression concurrentielle, conduiront à une chute des revenus de Lloyds de 26% entre 2010 et 2014.
Plus d'articles du même thème
-
Les agences changent leurs notations sur les titrisations de prêts à effet de levier
Fitch et Moody’s ont modifié cet été leurs grilles d’évaluation pour relever la notation de centaines de tranches de titrisations adossées à des prêts à effet de levier («leveraged loans») plutôt risqués. Cette démarche ravive la crainte de voir le crédit structuré présenté comme plus sûr qu’il ne l’est réellement. Comme avant 2007. -
CNP Assurances souffle les contrats emprunteurs de Tégo à Allianz et AGPM Klésia
Après avoir mené une consultation de marché tambour battant, Tégo, l’association souscriptrice des contrats d’assurance du secteur défense et sécurité, confirme en assemblée générale la résiliation de ses contrats emprunteur jusque-là gérés par Allianz et AGPM Klésia au profit de CNP Assurances. Et cela ne pourrait être que le début. -
Les filles de Pierre Bellon se succèdent à la présidence de Sodexo
En poste pendant près de 11 ans, et PDG presque quatre ans, Sophie Bellon passe les rênes du conseil d’administration du groupe de restauration à sa sœur Nathalie Bellon-Szabo.
ETF à la Une
Les secrets de la performance record d'un ETF sur le fret maritime
Contenu de nos partenaires
-
EmballementComplot terroriste ou simple vol de carburant : que s'est-il passé dans cette base militaire anglaise ?
Après l’arrestation de cinq hommes soupçonnés de terrorisme aux abords de la base de Fairford, un site militaire utilisé par l’armée américaine, leur libération rapide interroge la gravité réelle de la menace. -
Retour de flamme« Il sait très bien ce qu’il fait » : le tacle calculé de Patrick Martin contre la CFDT et la CGT
En riposte aux critiques de Marylise Léon et Sophie Binet sur ses liens supposés avec l'extrême droite, le président du Medef accuse les centrales de « se politiser à outrance » -
Fil rougeLes candidats à la présidentielle promettent de ne pas toucher à l'épargne pour combler la dette
L'Afer, la plus importante des associations d'épargnants, a soumis trois questions phares, mardi soir, à sept candidats à la présidentielle