Lloyds Banking Group et RBS poursuivent d’un pas résolu leur mutation
La cession la semaine passée par l’Etat britannique d’une part de 6% du capital de Lloyds Banking Group pour 3,2 milliards de livres (3,8 milliards d’euros) a sans nul doute constitué une étape symbolique du long processus de normalisation du statut de la banque.
L’opération, qui a rencontré un franc succès, est également une nouvelle encourageante pour Royal Bank of Scotland, cinq ans après que les pouvoirs publics outre-Manche ont volé au secours des deux banques. Ils détenaient il y a une semaine encore 39% de Lloyds et 81% de RBS.
Londres viserait une sortie complète de la première en 2015, à la veille des élections générales, sans établir de calendrier pour RBS. L’étude quant à un éventuel démantèlement est en cours et l’action reste encore bien inférieure au prix d’achat de l’Etat.Les deux banques se font fort de poursuivre leur restructuration afin de présenter un profil attrayant aux yeux des investisseurs. Dans le cadre des cessions d’actifs jugés non stratégiques envisagées pour respecter les règles prudentielles, Lloyds progresse dans la vente de son activité en Australie, avec le soutien selon Bloomberg de Goldman Sachs et de «cadres dirigeants» de Credit Suisse.
L’agence croit savoir que le montant de la transaction pourrait avoisiner 9 milliards de dollars locaux (l’équivalent de 6,3 milliards d’euros), l’activité comprenant un portefeuille de plus de trente prêts à des corporates d’une valeur de plus de 2 milliards. Les prétendants sont nombreux. Pas moins de quatre offres émanant de groupes australiens sont attendues d’ici à fin septembre, selon l’agence. Macquarie, Australia & New Zealand Banking Group (ANZ), Westpac Banking Corp et Pepper Australia seraient ainsi sur les rangs. Ce dernier serait épaulé par General Electric et Bank of America, qui se garderait la possibilité d’aider le cas échéant Westpac ou Macquarie, cette dernière ayant reçu une proposition de financement de Citigroup notamment.
En parallèle, RBS a également fait un pas important en cédant jeudi 20% du capital de Direct Line, le numéro un britannique de l’assurance automobile et habitation, pour 630 millions de livres. Avec 28,5% des titres à l’issue de cette troisième opération de vente (dont l’IPO en octobre 2012), la banque semble en bonne voie pour sortir totalement du capital d’ici fin 2014, comme l’a exigé Bruxelles en échange de la validation du plan de sauvetage public.
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