L’intérêt pour le marché secondaire du private equity se renforce
L’engouement pour le marché secondaire des parts de fonds de capital-investissement s’est confirmé en 2013: selon les statistiques de Cogent Partners, intermédiaire spécialisé dans la gestion alternative, le total des transactions a atteint le montant record de 27,5 milliards de dollars, soit 10% de plus qu’en 2012 et 22% de plus qu’en 2010.
Ce dynamisme a alimenté la hausse des prix, qui a atteint un sommet depuis 2007. En moyenne, les parts ont été cédées à 89% de leur actif net au second semestre 2013, contre 80% en 2012 et un plancher à 63% en 2009. En 2007, alors que l’éclatement de la bulle financière commençait tout juste, les prix moyens atteignaient 104% de l’actif net, pour plonger à 73% l’année suivante.
Cette augmentation des prix a motivé les vendeurs - au premier rang desquels les banques -, contraints par les régulateurs à réduire leur exposition au private equity (règle Volcker aux Etats-Unis, Bâle 3, Solvabilité 2).
La bonne tenue du marché a conduit les sociétés de gestion à multiplier les levées de fonds depuis deux ans. Après 20,6 milliards de dollars collectés à travers le monde en 2012, 15,2 milliards ont été levés en 2013, selon les statistiques du bureau d’études Preqin. La demande pour cette classe d’actifs a été encouragée par une politique de distribution généreuse. «Les firmes de private equity ont pleinement profité du redressement économique, des taux d’intérêts réduits et des conditions favorables sur les marchés actions et de dette pour redistribuer des montants record aux investisseurs», explique Cogent.
Pour l’intermédiaire, toutes les conditions sont ainsi réunies pour que le marché continue à progresser en 2014. Il anticipe une augmentation du montant des transactions supérieure à 10%. «Le début d’année se caractérise par la présence de 52 milliards de dollars de liquidités disponibles, d’un accroissement du nombre d’investisseurs institutionnels réellement intéressés par le secondaire, un contexte favorable aux cessions par les établissements financiers et une diversification accrue des transactions secondaires», indique Cogent.
Dans ces circonstances, l’année s’annonce également phare en terme de collecte. Ardian (ex-Axa PE) est en train de lever un fonds secondaire de 7 milliards de dollars, tandis que son concurrent Lexington Partners vise 8 milliards (avec une limite ferme à 10) pour son fonds de huitième génération.
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