L’indécision des marchés marque les banques européennes
Le marché tarde à prendre ses marques avec le secteur bancaire. L’ensemble des valeurs a certes pâti hier de l’incertitude politique en Grèce et l’absence de majorité claire pour gouverner le pays. En France, toutes les banques ont accompagné le mouvement de baisse des marchés, mais le Crédit Agricole, la valeur la plus exposée à la Grèce, à travers sa filiale Emporiki, n’a cédé «que» 2,6%, moins que ses rivales.
Il faut dire que CASA avait déjà fini le 7 mai en baisse dans un marché en hausse. Une séance de lundi qui a d’ailleurs été particulièrement difficile à interpréter et qui traduit la volatilité des valeurs bancaires au cours d’une même séance. Comme anticipé, l’actualité à Athènes avait dominé les préoccupations en matinée. Les titres des principales banques étaient orientés à la baisse. «Les valeurs bancaires ont été victimes du syndrome grec; en revanche, l’élection de François Hollande était déjà largement intégrée par les marchés», assure un analyste.
La remontée subite des valeurs du secteur en cours de journée lundi a en revanche suscité davantage d’incompréhension. Certains évoquent les contacts pris entre le nouveau président français et la chancelière allemande Angela Merkel ou l’annonce par l’agence Standard & Poor’s que le résultat des présidentielles n’aurait pas «d’impact immédiat sur la note ou la perspective de la France», ou les mesures élaborées par Madrid pour soutenir son secteur. Entre leur plus hauts et leur plus bas de la séance, certaines valeurs ont connu une amplitude de cours de près de 10 points sans explication rationnelle (voir graphique). Un phénomène qui avait aussi affecté la semaine dernière la Société Générale le jour de la publication de ses résultats.
{"title":"","image":"78284»,"legend":"Volatilit\u00e9 valeurs bancaires 7 mai 2012","credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Plusieurs hedge funds suppriment des postes après des pertes
La débâcle des marchés en octobre a durement frappé les hedge funds, les contraignant à déboucler leurs positions à un rythme inédit depuis des années et à réduire leurs effectifs, écrit le Wall Street Journal. Nombre d’entre eux accusaient déjà de lourdes pertes avant même que la chute des actions ne s’accélère jeudi. -
Les émissions carbonées de l’alliance net zéro des instits remontent avec l’intégration du non-coté
Le rapport annuel de la NZAOA, coprésidée par Josselin Kalifa, de la Caisse des dépôts, montre une baisse de l’intensité carbone dans le coté et une stagnation de la part des solutions climatiques dans les encours. -
Axiom AI commercialise une stratégie obligataire à échéance
Axiom Alternative Investments vient de lancer Axiom Horizon 2032, une stratégie obligataire à échéance qui réunit, dans un même portefeuille diversifié, les trois expertises crédit d’Axiom : la dette financière européenne, les obligations d’entreprises des pays émergents et les obligations d’entreprises globales.
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- Parvus accentue sa pression sur la gouvernance d’Accor
Contenu de nos partenaires
-
Mathilde Thomas (Caudalie) : « L’indépendance est le seul luxe que je ne peux pas négocier »
Dans l’industrie de la beauté, Caudalie occupe une place à part. Et pas seulement parce que la marque a été cofondée par Mathilde Thomas, une femme à l’énergie débordante… -
CarrièreLes entreprises ne détectent plus les hauts potentiels après 35 ans, et c’est absurde !
Mathilde Thillaye du Boullay a créé Knowldy, une structure qui propose aux entreprises des accompagnements pour les hauts potentiels passés entre les mailles du filet quand ils étaient plus jeunes, mais aussi aux cadres de plus de 45 ans qui veulent se repositionner -
Troisième acteEmploi des seniors : un an d'obligation, et toujours pas de sanction
Chaque semaine, avec l’Opinion, retrouvez les conseils d’Emmanuel Grimaud, président de Maximis et expert en gestion des fins de carrière pour mieux gérer votre troisième partie de vie professionnelle