L’Europe fixe les contributions des banques au fonds de résolution
C’est désormais acté: les banques françaises et allemandes assumeront plus de la moitié du coût de la résolution bancaire en Europe. Les ministres des finances de la zone euro ont approuvé hier à Bruxelles les propositions de la Commission européenne fixant le calcul des contributions des banques au fonds de résolution unique (FRU) qui se mettra en place entre 2016 et 2024 en Europe. Ce dernier, doté de 55 milliards d’euros, se substituera aux fonds de résolution nationaux existants et sera mobilisé, après mise à contribution des actionnaires et créanciers, pour assurer la liquidation ordonnée d’une banque menacée de faillite.
Selon la méthode de calcul à l'étude, les banques françaises apporteraient 15,48 milliards d’euros au fonds de 2015 à 2024, contre 15,35 milliards pour leurs concurrentes allemandes. Loin devant les banques italiennes (5,8 milliards), espagnoles (5,4 milliards) et néerlandaises (4,2 milliards). La part supportée par le secteur en France sera donc d’environ 28% du total, ce qui est supérieur à son poids dans le total de bilan des banques en zone euro (25%) ou dans le total des actifs pondérés par le risque (21%).
Ce taux moyen de 28% masque en outre une subtilité: la montée en charge des contributions sera progressive, pour assurer une transition en douceur entre le mode de calcul des versements aux fonds nationaux, aujourd’hui plus favorable, et celui du futur FRU. En 2023, la contribution des banques françaises représenterait ainsi 31% du total appelé cette année-là par le fonds européen. Un élément qui inquiète le secteur: si une crise bancaire de grande ampleur venait à vider le fonds de résolution unique et qu’il fallait le reconstituer après 2024, la quote-part des banques françaises serait alors de 31% des nouveaux versements.
Plus d'articles du même thème
-
Fygr change de nom et part à la conquête des ETI
La fintech spécialisée dans la gestion de trésorerie devient Okimia. Elle lance deux nouveaux modules autour des paiements et des placements de trésorerie excédentaire. -
BlackRock gère 60 milliards d'euros en France
Cette année, BlackRock célèbre ses vingt ans de présence en France. « Un moment important pour nous », a souligné Estelle Castres, directrice générale de BlackRock France, lors d’une rencontre avec la presse. L’occasion de dresser un bilan. -
Rcube Asset Management obtient son agrément MiCA
La société de gestion alternative française Rcube AM, qui s’est lancée dans les actifs numériques à la fin des années 2010, a déjà deux équipes de gestion de stratégies cryptos sur sa plateforme.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- «Les anticipations de résultats sur le S&P 500 laissent entrevoir un potentiel de surprises positives»
- Première bougie pour Antonio Filosa chez Stellantis, mais l’étincelle reste à venir
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L’environnement de marché est moins favorable à l’or
- Maisons du Monde s’apprête à passer sous le contrôle de deux fonds britanniques
Contenu de nos partenaires
-
Prime carburant pour les « grands rouleurs » : plus d'un million de demandes, 670 000 versements déjà effectués
Ouverte le 27 mai sur impots.gouv.fr, la prime de 100 euros destinée aux travailleurs modestes utilisant leur voiture pour aller travailler rencontre un certain succès, mais les deux tiers des éligibles n'ont pas encore franchi le pas -
Grand écartMillions contre milliards : le choc des discours sur l'adaptation de l'hôpital à la chaleur
Confronté à la canicule inédite que traverse le pays, le gouvernement a mis sur la table 100 millions d'euros pour climatiser dès cet été les établissements -
Troisième acteCumul emploi-retraite 2027 : les 5 erreurs à ne pas commettre avant la bascule
Chaque semaine, avec l’Opinion, retrouvez les conseils d’Emmanuel Grimaud, président de Maximis et expert en gestion des fins de carrière pour mieux gérer votre troisième partie de vie professionnelle