L’essentiel de la recapitalisation des banques grecques achevé avant septembre
Les principales banques grecques ont reçu quelque 18 milliards d’euros du fonds hellénique de stabilité financière (FHSF) pour se recapitaliser. L’enveloppe sera répartie entre la National Bank of Greece, la Banque du Pirée, Eurobank et Alpha Bank. C’est une première étape d’un plan de recapitalisation qui devrait atteindre 50 milliards d’euros.
Il y a une dizaine de jours, la Banque centrale européenne (BCE) a reconnu qu’elle renonçait à financer certaines banques grecques car elles étaient insuffisamment capitalisées. Elles ont dû se retourner vers le dispositif d’urgence de la banque de Grèce (Emergency Liquidity Assistance). Grâce au 18 milliards d’euros débloqués, les banques pourront normalement se financer de nouveau auprès de la BCE.
Avant d’obtenir plus. Car elles ont été essorées par l’annulation de plus de la moitié de la dette du pays qu’elles avaient en portefeuille, elles sont menacées de fuite des dépôts et devront respecter un ratio core tier one de 9% en septembre prochain et de 10% d’ici à juin 2013. Même si la Grèce insiste sur la mobilisation du secteur privé, elle sait qu’elle devra mettre la main au pot et a voté pour cela toute une batterie de mesures au début du mois d’avril.
A commencer par l’augmentation du capital, à hauteur de 50 milliards d’euros, du Fonds hellénique de stabilité financière (FHSF). Celui-ci pourra compter sur le Fonds européen de stabilité financière qui doit débloquer entre 25 et 48 milliards d’euros pour le renflouement du secteur financier grec.
Le plan voté en avril prévoit de nouveaux outils de recapitalisation en sus des actions et des obligations convertibles. Pour obtenir du capital, une banque devra démontrer à la Banque de Grèce comment elle compte assurer sa viabilité d’ici trois à cinq ans. Le FHSF n’est pas censé investir plus de quatre ans dans un établissement où il a tous les droits de vote.
Par ailleurs, la Grèce a autorisé le FHSF à fournir des garanties aux banques en train d’être recapitalisées de façon à améliorer la confiance sur les marchés financiers. Cette dernière possibilité n’est pas du goût de la BCE. Dans une opinion sur le plan de recapitalisation, elle estime que ce type de mesure n’enverrait pas le signal au marché que le secteur bancaire grec est sain et viable. Elle souligne aussi qu’il devrait y avoir une répartition des missions et pouvoirs plus nette entre le FHSF et la Banque de Grèce.
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