L’Espagne s’apprête à nationaliser sa cinquième banque avec Banco Ceiss
Banco Ceiss, issue de l’ancienne caisse d’épargne Caja España-Duero implantée dans la région de Castille et León, va devenir la cinquième banque espagnole à être nationalisée. Car selon un communiqué publié vendredi par le Fonds de restructuration bancaire (Frob), l’établissement présente un déficit de fonds propres de 288 milions d’euros. Le prêteur va recevoir 604 millions d’euros du Mécanisme européen de stabilité (MES) via le Frob.
Jusqu’à maintenant, seules les banques classées par Oliver Wyman dans le groupe 1 (Bankia, Catalunya Caixa, NovaCaixaGalicia et Banco de Valencia), avaient fait l’objet d’une nationalisation. Celles-ci ont obtenu en novembre dernier une première tranche d’aide de 37 milliards d’euros du Mécanisme européen de stabilité après l’approbation de leur plan de recapitalisation.
Liberbank, Caja 3, Banco Mare Nostrum et Banco Ceiss avaient été placées par le cabinet américain dans le groupe 2 des banques ayant besoin de renforcer leurs fonds propres durs pour être viables. Celles-ci devaient présenter un plan de restructuration avant la fin de l’année et réduire leurs bilans de 25 à 40%. En décembre dernier, Banco Ceiss avait prévu de fusionner avec Unicaja. Mais au lendemain de l’approbation par la Commission européenne du plan de restructuration et de recapitalisation des quatre banques du groupe 2, l’accord a été suspendu: «en raison de la mauvaise santé de la caisse castillane et de l’impact négatif qu’une fusion aurait pu avoir sur Unicaja», estime Miguel Angel Bernal, professeur d’économie.
Dans le plan présenté, le conseil d’administration de Banco Ceiss avait proposé le licenciement de 1.000 employés, la fermeture de 600 agences et avait sollicité une aide de 600 millions d’euros. Une somme qui lui a été accordée dans le cadre du versement de la deuxième tranche d’aide de 1,865 milliards destinée aux banques contraintes de renforcer leurs fonds propres et versée par le MES à l’Espagne.
Selon l’agence Reuters, l’Etat espagnol pourrait aussi nationaliser entre 60 et 65% de Banco Mare Nostrum après sa recapitalisation grâce à 730 millions d’euros de fonds européens. Quant à Caja 3, elle cessera d’exister après son intégration dans Ibercaja et obtiendra une aide de 407 millions. Liberbank, qui a obtenu les meilleures appréciations du Frob, aura jusqu’au premier semestre 2013 pour être côtée en Bourse et rembourser les 124 millions prêtés.
Plus d'articles du même thème
-
L’obligataire renoue avec un plus haut de deux ans dans le Panel Allocation
Cette classe d’actifs pèse de nouveau 45% dans les portefeuilles, tandis que les actions reculent à 49% et les actifs alternatifs à 4%. -
Fitch abaisse la perspective de la France
Dans une décision surprise intervenue vendredi soir en dehors du calendrier habituel, l'agence de notation indique ne pas croire à une réduction du déficit en 2027. -
Gare au short squeeze
Retrouvez comme chaque semaine l'analyse du marché des changes de DeftHedge.
ETF à la Une
BlackRock accélère le développement de sa gamme d’ETF obligataires actifs
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
- Eurazeo opte pour une direction resserrée pour sortir du piège de la décote
- Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Contenu de nos partenaires
-
Récits du quotidien« C’est ce qu’aurait fait de Gaulle » : ce que cache la popularité de David Lisnard sur les réseaux sociaux
Le candidat libéral a vu sa notoriété gonfler sans adopter les mêmes codes de communication que les autres candidats à l’élection présidentielle -
Déjà-vuRelever le plafond du livret A pour financer la rénovation des lycées, une fausse bonne idée ?
Le gouvernement réfléchit à augmenter le maxixum pouvant êre mis sur placement préféré des Français à 30 000 euros. Une mesure qui pourrait toutefois faire chou blanc -
La Fabrique de l'OpinionGaspard Koenig : « Il est insensé que les partis du centre et de la droite ne saisissent pas l’importance systémique de l'écologie »
« A quoi bon parler des retraites ou de la croissance si notre milieu devient invivable, si les sols sont infertiles et les rivières asséchées ? Si les libéraux sont fidèles à l’ouverture intellectuelle et au respect de la science qu’ils revendiquent, les faits devraient les obliger »