Les voyants de Scor sont au vert
Scor sait y faire avec les acquisitions. Après l’intégration tambour battant de Transamerica Re en 2011, le réassureur français n’a pas tardé à tirer les fruits du rachat des activités de Generali aux Etats-Unis. «Le processus d’intégration se déroule plus rapidement que prévu, l’organisation business, les processus de tarification, ainsi que les systèmes de gestion des ressources humaines étant déjà en place», affirme Scor, qui précise n’avoir perdu aucun client de Generali US, confirmant son «savoir-faire en matière d’acquisition».
D’un point de vue commercial, l’opération apporte à Global Life 209 millions d’euros de primes brutes émises au quatrième trimestre: sa contribution permet au pôle de réassurance-vie d’enregistrer un bond de 30% du montant de ses primes au cours de cette période (à 1,5 milliard). Au titre de l’exercice 2013, Global Life affiche une croissance de 11,1% (+14,5% à change constant), à 5,4 milliards d’euros. La marge technique de l’activité se dégrade de 0,4 point à 7,3%, mais elle reste supérieure à l’objectif de 7% fixé dans le cadre du plan triennal «Optimal Dynamics» présenté en septembre 2013.
En outre, l’intégration de Generali US permet également à Scor de bénéficier d’un écart d’acquisition négatif (badwill) de 183 millions d’euros au quatrième trimestre, alors que le groupe avait anticipé il y a cinq mois un gain supérieur à 150 millions. Le résultat net bondit de 147%, à 247 millions. Pour l’année 2013, le bénéfice du groupe progresse de 31%, à 549 millions d’euros. Un montant supérieur aux anticipations des analystes et qui permet au rendement des fonds propres d’atteindre 11,5%.
Mais l’amélioration des comptes reflète aussi de solides performances en dommages. Scor voit ses primes brutes progresser de 4,3% à 4,85 milliards, malgré un taux de change défavorable (+8,3% à change constant). Scor améliore son ratio combiné de 0,2 point à 93,9% – un niveau correspondant à l’objectif de 93-94% fixé par le plan stratégique. «Dans l’environnement déprimé de la réassurance […], Scor reste une référence étant donné son profil de croissance supérieur à la moyenne et ses fondamentaux: portefeuille d’investissement peu risqué, pas d’exposition aux produits de rente à capital variable en vie…», écrit Olivier Pauchaut, analyste chez Bryan Garnier.
Par ailleurs, le PDG Denis Kessler a confirmé les discussions sur l’acquisition des parts de Matmut dans MutRé, dont Scor détient un tiers du capital.
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