« Les technologies permettent de revenir aux fondamentaux du métier »
Xavier Lofficial, directeur financier délégué du groupe Société Générale
Comment la fonction finance évolue-t-elle à la Société Générale ?
Le monde bancaire est soumis à de nombreuses exigences, qu’elles émanent de nos autorités de tutelle, des directions générales ou des clients. D’où un besoin accru de qualité et de précision des indicateurs que nous produisons. Le volume du reporting exigé par le régulateur a été multiplié par dix en trois ans, avec des délais de production presque divisés d’autant. Cela nous pousse à revoir totalement nos méthodes de travail, en collaborant avec la DSI pour réfléchir à une utilisation optimale de la donnée. Cela s’est matérialisé chez nous, par exemple, dans le contrôle de gestion où l’on passait auparavant beaucoup de temps à préparer les données avant de pouvoir les analyser. Grâce aux technologies de type big data et de génération automatique de textes en langage naturel (GAT), qui sont en production depuis un an, les équipes disposent de rapports préétablis.
Avec quelles conséquences sur l’emploi ?
D’une manière générale, nous avons automatisé les tâches sans valeur ajoutée, afin que les opérateurs puissent se réapproprier les données produites. Cela ne détruit pas d’emploi, car nous développons les compétences de nos collaborateurs sur l’utilisation des nouveaux outils de gestion de la donnée. Ils sont d’ailleurs demandeurs : ces technologies permettent en effet de revenir aux fondamentaux et à ce qui fait l’intérêt du métier, c’est-à-dire l’analyse, les prévisions, la stratégie. Il ne s’agit plus seulement d’expliquer ce qu’il s’est passé, mais comment on peut mieux anticiper.
Plus d'articles du même thème
-
La croissance chinoise résiste contre vents et marées
La Chine se montre résiliente, avec 1,3% de croissance au premier trimestre. En revanche, la crise immobilière n’est pas encore résolue et pèse toujours sur la consommation des ménages. -
L’intelligence artificielle, moteur ou mirage d’une nouvelle prospérité ?
Lors des précédentes révolutions industrielles, les ruptures technologiques et le progrès technique ont été des moteurs de prospérité, en stimulant la croissance économique grâce à d’importants gains de productivité. La tribune d'Isabelle Job-Bazille, directrice des études économiques du Crédit Agricole. -
Touché par la crise énergétique, le Royaume-Uni appelle à négocier la fin de la guerre en Iran
Alors que le FMI a annoncé une baisse de ses prévisions de croissance pour le Royaume-Uni, le pays a réuni une dizaine d'Etats pour exiger un règlement négocié du conflit et la réouverture du détroit d’Ormuz.
ETF à la Une
Les investisseurs en ETF se détournent des actions européennes
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- TotalEnergies annonce la couleur avant ses résultats trimestriels
- Bouygues Telecom, Orange et Iliad engagent une consolidation historique des télécoms
- Bouygues, Free et Orange entrent en discussions exclusives pour racheter SFR
- CNP Assurances se lance dans l’assurance vie 100% en ligne
Contenu de nos partenaires
-
80 bougies d'excellence souflées au Taillevent
Institution de la gastronomie française à Paris, le Taillevent fête ses 80 ans. Une soirée réunissant les figures clés de son histoire laisse place à un menu anniversaire, disponible jusqu’à fin juillet, qui traverse les époques avec justesse. -
John Phelan, plus haut responsable de la marine des Etats-Unis, démissionne
Alors que les Etats-Unis sont engagés dans un conflit avec l’Iran, John Phelan, plus haut responsable de la marine des Etats-Unis, quitte ses fonctions « avec effet immédiat » -
L’Iran détient encore d’importantes capacités militaires, selon le Pentagone
Près de la moitié du stock de missiles balistiques et de lancement du régime iranien serait intact, d'après le Pentagone. L'Iran conserverait encore 60 % de sa marine et les deux tiers de son armée de l’air seraient encore opérationnels