Les premières obligations à l’habitat sont attendues mi-avril
Les obligations à l’habitat sont dans les starting-blocks. Les sociétés de financement à l’habitat (SFH) qui pourront émettre ces titres devraient en effet voir le jour dès la semaine prochaine. Concrètement, l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) doit réunir son collège lundi 28 mars pour statuer sur les demandes d’agrément émises par les banques. Pour l’heure, l’ACP n’a pas souhaité indiquer à L’Agefi le nombre de banques ayant formulé une demande. Mais tous les établissements ayant émis dans le passé des obligations sécurisées contractuelles, c’est-à-dire hors d’un cadre légal, adossées à des prêts immobiliers cautionnés, devraient opter pour la création d’une telle structure.
Les émetteurs voudront en effet offrir la meilleure sécurité possible à leurs investisseurs. Or, «dès qu’un émetteur acquiert le statut de SFH, son encours de transaction d’obligations sécurisées est transformé et doit automatiquement bénéficier du privilège légal dont bénéficient les obligations à l’habitat», expliquait Thomas Guyot, responsable des marchés de capitaux chez Crédit Mutuel Arkéa, il y a quelques semaines lors d’une table ronde organisée par Crédit Agricole CIB. Jusqu’alors, le seul système légal existant en France était celui des obligations foncières, mais leur pool d’actifs devait être composé à moins de 35 % de prêts garantis par une caution, alors que ces derniers représentent une part importante de la production française de prêts immobiliers.
En pratique, le nouveau cadre légal sera proche du cadre contractuel actuel mais il donnera plus de clarté au marché français. «Les obligations à l’habitat devraient permettre un élargissement de la base d’investisseurs. De fait, de nombreux investisseurs de taille moyenne en Allemagne et certaines contreparties dans les pays nordiques ne se positionnent que sur les obligations sécurisées légales, explique Vincent Hoarau, responsable de la syndication des covered bonds chez Crédit Agricole CIB. En termes de prix, l’effet devrait cependant être limité car le lancement des obligations à l’habitat est déjà anticipé par le marché». Une fois leur agrément obtenu, les SFH devront mettre à jour leur documentation. Elles seront en mesure de faire appel au marché dès la mi-avril.
{"title":"","image":"76875»,"legend":"\u00e9missions cr\u00e9dit»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
« La hausse des bénéfices du S&P 500 devrait surtout compenser des valorisations exigeantes »
François Dossou, directeur de la Gestion Actions Listed Assets chez Sienna. -
Le secteur aérien européen sera contraint de relever à nouveau ses tarifs
La hausse attendue des factures de carburant en 2027 ne pourra être intégralement compensée par de nouvelles économies de coûts. -
«Désescalade géopolitique et rééquilibrage des trajectoires monétaires vont devenir moins défavorables à l’euro»
Corentin Ponton, responsable de prévision à la Direction des études économiques de La Banque Postale.
ETF à la Une
Defiance lance le premier ETF Ucits dédié aux «Sept Magnifiques»
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- La Société Générale supprime des postes dans sa banque de détail et ses services titres
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Pour les banques françaises, la défaite de Donald Trump éclipse une décision de Fitch
Contenu de nos partenaires
-
Bombe socialeEncadrement des loyers : « Investir dans un appartement à Paris est devenu moins rentable que de mettre son argent sur un livret A »
Le logement peine pour l'instant à trouver sa place dans le débat présidentiel. Il représente pourtant plus du tiers des dépenses contraintes. Pour Bertrand Moine, du think tank Génération libre, il est nécessaire de détricoter un certain nombre de normes qui étouffent le secteur immobilier si la France veut créer un choc d'offre et, partant, agir vraiment sur les loyers -
L'heure du choixPrésidentielle : la tentation Christine Lagarde
La présidente de la BCE affirme ne pas vouloir être candidate. Dans les milieux politiques et économiques, certains l'y encouragent pourtant. Elle dispose de quelques semaines pour trancher définitivement -
Radicalement centristesMidterms : chez les démocrates, les socialistes ont fait du bruit, les modérés ont fait la différence
Les candidats du courant socialiste ont fait du bruit tout au long de la campagne des midterms et quadruplé leur nombre au Capitole. Mais, selon notre analyse, la future majorité démocrate à la Chambre sera dominée par l'aile modérée