Les négociations salariales se tendent un peu plus chez Covéa
La deuxième réunion sur les négociations annuelles obligatoires (NAO) pour 2023 sur les salaires et le temps de travail chez Covéa n’a pas convaincu les syndicats ce jeudi 8 décembre. Après un bilan des NAO 2022 début novembre et une première réunion le 1er décembre, la direction avait proposé des augmentations générales comprises entre 1,5% et 2,7%, accompagnées, notamment, d’une prime de partage de la valeur (PPV) de 550 à 1.000 euros.
A la suite de ces propositions, les organisations syndicales représentatives (OSR) se sont réunies en intersyndicale pour réclamer, entre autres, des augmentations générales « conséquentes » et une PPV pour tous de 1.000 euros versée avant le 15 décembre. Elles arrivaient à la table des négociations fortes d’une pétition qui avait dépassé les 5.000 signatures mardi soir et atteint désormais 7.000 signatures sur les 21.000 salariés que compte le groupe en France.
Vers la rupture du dialogue social ?
Selon nos informations, la direction n’a pas modifié ses propositions concernant les hausses générales, mais proposé une PPV de 1.000 euros pour tous versée en février 2023. L’autre modification concerne la possibilité de cumuler le remboursement de l’abonnement aux transports collectifs, porté de 50% à 75%, et une prime de transport de 100 euros annuelle pour les salariés utilisant leur véhicule pour venir au travail.
« La CFDT a proposé à l’intersyndicale d’envisager de rompre le dialogue social et de boycotter toutes les instances à partir de janvier 2023 si le 15 décembre les OSR et les plus de 7.000 pétitionnaires ne sont pas entendus », indique à L’Agefi Eric Garreau, délégué syndical central CFDT, première organisation représentative du groupe.
Plus d'articles du même thème
-
La production industrielle française a diminué de 0,4% en juillet
Elle avait déjà reculé de 0,1% en juin. Sur un an, la production industrielle a néanmoins progressé de 0,8% entre mai et juillet dernier. -
EDF émet des obligations hybrides vertes pour un montant d'un milliard d’euros
Cette somme sera affectée au financement et/ou refinancement des investissements dans le cadre de l’extension de la durée de vie des réacteurs nucléaires existants en France. -
Richemont esquisse un plan de succession
Le propriétaire de Cartier et Van Cleef & Arpels nomme le fils de son président Johann Rupert comme co-vice-président non exécutif de son conseil. De quoi réaffirmer l’ancrage familial.
ETF à la Une
Amundi dévoile un ETF conçu pour Zenkyoren
- Le potentiel de progression des marchés actions se réduit à peau de chagrin
- Les investisseurs actions et crédit se protègent contre le risque politique français
- La Banque Delubac, toujours en pertes, cherche du capital
- Le Crédit Mutuel Arkéa pousse les feux avec Fortuneo
- Plus que la demande, la distribution entrave le développement de l’épargne retraite
Contenu de nos partenaires
-
Carte verteQuai d’Orsay : Jean-Noël Barrot renforce son dispositif en recrutant Augustin Augier
En intégrant ce proche de François Bayrou à son cabinet, le ministre des Affaires étrangères prouve qu’il entend affirmer ses ambitions nationales, à sept mois de l’élection présidentielle -
« Il y a eu des trous dans le filet » : Anne Hidalgo s'exprime sur le scandale du périscolaire, sans présenter d'excuses
L’ancienne maire de Paris a défendu l’action de la ville dans la lutte contre les violences dans le périscolaire et annoncé son soutien à Raphaël Glucksmann. -
IA : un chercheur d'Anthropic démissionne, alarmé par une « course » incontrôlée
Un chercheur d’Anthropic jette l’éponge, dénonçant une course effrénée à l’IA qui menace l’humanité, alors que le secteur fonce vers un péril que même les dirigeants redoutent