Les ministres sont prêts à explorer de nouvelles idées sur la résolution
La rencontre des ministres des Finances mardi à Bruxelles a permis de faire légèrement bouger les lignes en vue d’un accord sur la résolution bancaire. Officiellement, le ministre grec des Finances, qui reprend ce mercredi les discussions avec le Parlement européen pour trouver un accord avant fin mars, ne dispose pas d’un nouveau mandat mais il a «l’autorisation d’explorer de nouvelles idées», a-t-il dit.
Au cœur des discussions, le rôle respectif des autorités nationales et européennes: Commission et BCE. Une des pistes étudiées consisterait à remettre la Commission en première ligne pour valider et mettre en œuvre les plans de résolution. Les ministres conserveraient un droit de veto sous des conditions qui restent floues, l’une d’elles pouvant être que le coût de la résolution «s’avère plus élevé que prévu», indiquait mardi une source proche des discussions.
En revanche, les Etats tiennent à garder un droit de regard sur l’utilisation des moyens du futur fonds de résolution en confiant la décision d’une ponction au «conseil plénier» de la future autorité de résolution (où sont représentées leurs autorités) et non au conseil exécutif, dès lors que plus de 20% des moyens seraient mobilisés. Certains pays, dont l’Espagne, continuent en outre de contester le monopole de décision de la BCE pour acter la non-viabilité d’une banque.
Les ministres se montrent également prêts à accélérer le rythme de mutualisation des moyens du fonds, prévu sur dix ans, même si La Haye et Berlin continuent d’exiger en parallèle une accélération des versements des contributions bancaires. Pour la Commission, Michel Barnier a proposé une mutualisation «pas tout à fait linéaire», autrement dit accélérée pendant les premières années, ce qui réduirait le rôle des compartiments nationaux donc le besoin d’un filet de sécurité.
En revanche, un grand «flou conceptuel et technique» continue de régner sur le calcul des contributions individuelles des banques pour lesquelles «personne n’a les mêmes chiffres», reconnaît une source européenne. La Commission doit proposer des clarifications.
Enfin, la position du Parlement semblait évoluer hier, son président s’étant dit prêt à accepter le principe d’un accord intergouvernemental sur une partie du dispositif. Une concession jugée inévitable, mais qui a provoqué l’ire de deux des députés négociateurs reprochant à Martin Schulz de «disposer des droits démocratiques» du Parlement.
Plus d'articles du même thème
-
Un consortium mené par Permira et Warburg Pincus boucle le rachat de Clearwater Analytics
La société de services et de technologies aux gestionnaires d'actifs a été rachetée pour 8,4 milliards de dollars -
L'Agefi alpha - juin 2026
Chaque fin de mois, avec l’objectivité et l’expertise qui caractérisent ses journalistes, L’Agefi alpha vous propose des enquêtes fouillées et décortique des innovations technologiques ou financières. Il ouvre une fenêtre sur un marché à l’international, les asset managers ayant depuis longtemps traversé les frontières, et met en valeur les femmes et les hommes qui font la richesse de cette industrie et la force de la place financière française. -
EXCLUSIFTwenty First Capital négocie la reprise des fonds de Xerys Invest
Xerys Invest, société de gestion française qui, entre 2009 et 2026, a levé 400 millions d'euros grâce à la participation de 2.600 investisseurs privés, a été placée en liquidation le 30 mars. Enquête sur les circonstances de cette chute.
ETF à la Une
BNPP AM franchit une nouvelle étape dans sa conquête des ETF actifs
- «Les anticipations de résultats sur le S&P 500 laissent entrevoir un potentiel de surprises positives»
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Le vendeur à découvert Grizzly Research multiplie les attaques sur les sociétés cotées européennes
- Première bougie pour Antonio Filosa chez Stellantis, mais l’étincelle reste à venir
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
Contenu de nos partenaires
-
CoincésComment les Néerlandais, et les Européens en général, restent dépendants des Etats-Unis face à la Chine
Tout en critiquant le projet de loi américain qui interdirait aux fabricants chinois de puces électroniques d’accéder aux équipements occidentaux, La Haye vient d'adhérer à la « Pax Silica », l’initiative menée par Washington visant à exclure la Chine des chaînes d’approvisionnement en puces d’IA -
Canicule : Solidays annulé, la Marche des fiertés reportée sur demande du préfet de police
Face à des températures frôlant les 40 degrés à Paris ce week-end, le préfet de police Patrice Faure a contraint les organisateurs de Solidays et de la Marche des fiertés à annuler ou reporter leurs événements, sous peine d'interdiction par arrêté -
Seine colère« Emmanuel Grégoire se trouva fort dépourvu quand la canicule fut venue »
On assiste depuis une semaine à un naufrage dans les écoles parisiennes. Elles n’ont pu garder les enfants l’après-midi parce qu’il faisait 35 degrés dans les salles de classe, parfois davantage. Certes, beaucoup d’établissements scolaires en France connaissent pareille déconvenue durant cette canicule. Mais on n’imaginait pas qu’à Paris, après 25 ans de gestion socialo-écologiste, nous en serions à ce degré d’imprévoyance, d’impréparation et d’improvisation.