Les marchés financiers font le point sur leurs emplois
L’Observatoire des métiers de l’Association française des marchés financiers (Amafi) a fait ses comptes. Et l’édition 2019, portant sur l’exercice 2017*, fait apparaître une poursuite de la diminution des effectifs dans les domaines des services centraux, de négociations, dans les fonctions de gestion de portefeuille, de corporate finance et des opérations back et middle office (BO/MO) par rapport à 2016. L’Observatoire pointe surtout la forte chute, au cours des treize dernières années, de la négociation, dont la part, dans les effectifs globaux de la branche, est passée de 10,84 % en 2004 à 0,81 % en 2017, en raison notamment de la digitalisation. Il fait en revanche état d’une progression des fonctions d’analyse financière (+1 point par rapport à 2016), de vente trading (+3,5 points) et de compliance (+1 point).
Par ailleurs, les effectifs cadres représentent plus de 80 % des équipes, les seuls salariés de la catégorie III.A (premier niveau d’encadrement) rassemblant les deux-tiers des collaborateurs. L’âge moyen dans la branche est de 39 ans, pour une ancienneté moyenne de sept ans (hors stagiaires et alternants). Quant au taux de féminisation, il reste stable, oscillant entre 35 % et 40 % des effectifs depuis plusieurs années, précise l’Amafi. Autre enseignement intéressant : le secteur investit davantage dans la formation professionnelle. En 2017, il y a consacré en moyenne 1,8 % de sa masse salariale contre 1,27 % l’année précédente.
*L’étude 2017 a porté sur 24 sociétés (parmi 48 appliquant la convention collective des activités de marchés financiers), représentant 3.456 salariés.
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