Les inondations dominent le premier semestre dans l’assurance dommages
En dépit de l’impact local très fort qu’ont eu les inondations en Europe centrale, le premier semestre 2013 est relativement calme en termes de catastrophes naturelles et techniques (causées par l’activité humaine). Selon l’étude préliminaire Sigma de Swiss Re, les pertes économiques représentent au total 56 milliards de dollars (41,8 milliards d’euros), dont 20 milliards ont été pris en charge par les assureurs (on parle de dégats «assurés»). Sur ces 20 milliards, 17 ont été provoquées par des désastres naturels.
Il s’agit du montant le plus bas depuis 2009 et il se situe dans la moyenne des dix dernières années. En 2012, 67 milliards de dollars avaient été perdus au total au cours du premier semestre, dont 21 milliards du fait des catastrophes naturelles. Et les coûts enregistrés début 2010 (tempête Xynthia et séismes au Chili, en Chine et à Haïti) et 2011 (inondation et cyclone en Australie, séismes en Nouvelle-Zélande et au Japon, tornades aux Etats-Unis…) avaient été exceptionnellement élevés.
Dans ce contexte, les inondations ont été la première cause de pertes, causant huit milliards de dollars de dégâts assurés à travers le monde. Parmi elles, celles qui ont frappé l’Europe centrale ont coûté 18 milliards de dollars, dont quatre milliards ont été pris en charge par les assurances, soit le deuxième montant le plus important dans les annales de Sigma. En conséquence, on sait d’ores et déjà que l’année 2013 sera également la deuxième année la plus coûteuse, toujours en termes de dégâts assurés. Le record en la matière reste l’année 2011 avec les inondations en Thaïlande entre juillet 2011 et janvier 2012, qui ont coûté au total 16 milliards de dollars.
D’autres inondations importantes ont eu lieu au cours du premier semestre 2013: au Canada, elles ont causé deux milliards de dollars de dommages assurés, soit la somme la plus importante de l’histoire du pays. L’Australie, l’Afrique du Sud, l’Indonésie, l’Argentine et l’Inde (qui comptait à fin juin 1.150 morts et des milliers de disparus) n’ont pas non plus été épargnées.
D’autres événements naturels pourraient encore alourdir la note au second semestre. «Si 2013 a jusqu’à présent été une année de pertes inférieure à la moyenne, la sévérité de la saison des ouragans en cours dans l’Atlantique Nord et d’autres désastres comme des tempêtes d’hiver en Europe pourraient sensiblement accroître les dégâts assurés», prévient Kurt Karl, économiste en chef chez Swiss Re.
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