Les frais d’incidents bancaires restent très dispersés
L’Observatoire des tarifs bancaires apporte sa contribution au débat sur les frais d’incidents. Le groupe rattaché au Comité consultatif du secteur financier a publié lundi son 7ème rapport annuel. Cette année, il a étudié plus spécifiquement les tarifications des divers frais d’incidents facturés à la clientèle, un exercice qui sera renouvelé pour les deux prochaines années.
Il ressort de ses observations que, si un certain nombre de tarifs ont un niveau très homogène, d’autres sont extrêmement dispersés. «On constate que les tarifs liés à un encadrement législatif ou réglementaire ou figurant dans l’extrait standard des tarifs sont assez homogènes d’un établissement à l’autre», écrit l’Observatoire. «En ce qui concerne les autres lignes, on observe une large dispersion des tarifs (lettres sur compte débiteur, des lettres d’information préalable, des frais pour chèques émis sur interdiction bancaire et dans une moindre mesure pour les frais de rejets de virement pour insuffisance de provision).»
Les banques sont régulièrement interpellées par les associations de consommateurs au sujet des frais d’incidents, qui touchent les clientèles les plus fragiles. Pointé du doigt, BPCE a annoncé la semaine dernière un changement dans le mode de calcul de ses commissions d’intervention. Bercy et les banques ont privilégié début septembre la voie de l’autorégulation dans ce domaine.
Plus d'articles du même thème
-
La Banque Delubac, toujours en pertes, cherche du capital
L’établissement reste très rentable sur ses métiers traditionnels, mais les projets dans les cryptos et les paiements continuent de générer des pertes importantes. Alain Clot, président de France Fintech désigné administrateur en début d'année, a démissionné. -
Revolut franchit une étape supplémentaire pour sa licence bancaire américaine
La fintech a obtenu une autorisation conditionnelle du bureau du contrôleur de la monnaie des Etats-Unis. Elle devra cependant obtenir encore plusieurs autorisations pour pouvoir lancer sa banque aux Etats-Unis en 2027. -
La Fed de Dallas tire la sonnette d'alarme sur les dépôts tokenisés
Selon la Fed de Dallas, les dépôts sur la blockchain pourraient être moins stables que les dépôts traditionnels et être plus sensibles aux taux. Dans le scénario envisagé, cela aurait un impact négatif sur le coût du crédit pour les consommateurs et les entreprises.
ETF à la Une
Schroders lance deux nouveaux ETF actifs sur l'Europe et le Japon
- Banques françaises : ce que le coefficient d'exploitation ne mesure pas
- Le pétrole bondit de plus de 3% après l’attaque américaine contre l’île de Larak
- Swift accorde un répit aux banques sur les adresses structurées
- John Ternus relève le défi de s’imposer à la tête d’Apple
- Astrid Panosyan-Bouvet devient DRH d’Axa
Contenu de nos partenaires
-
GalèreEn Iran, malgré des conditions de vie très dégradées, pas de révolte de la population à l'horizon
Résultat du blocus américain et des sanctions, les pénuries se multiplient et s'ajoutent aux difficultés du quotidien, dont la terrible inflation -
SéismeAllemagne : la politique de Merz sévèrement sanctionnée lors d'une élection régionale en ex-RDA
L'extrême-droite a remporté avec un score historique le scrutin dimanche en Saxe-Anhalt, un Land rural de l'est du pays -
Ultra-trailPrésidentielle : télé, radio, la campagne permanente
Les candidats multiplient les apparitions médiatiques depuis la rentrée scolaire. Ce qui se répétait avant dans les meetings se martèle aujourd'hui sur les plateaux alors que la campagne n'en est qu'à ses débuts. Malheur à celles et ceux qui ne tiendront pas le rythme