Les Etats-Unis renforcent les sanctions contre les banques étrangères en lien avec la Russie
Le champ des entreprises russes placées sur la liste noire du Trésor américain est élargi. Les mesures visent surtout les banques chinoises qui seraient tentées d’opérer des transactions avec Moscou.
Janet Yellen, la secrétaire d'Etat au Trésor américain
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Après avoir mis la pression aux banques européennes, dont certaines peinent à se délester de leurs actifs en Russie, les Etats-Unis s’attaquent désormais aux banques chinoises. Le Trésor américain vient, en effet, de renforcer son arsenal de sanctions secondaires afin qu’elles s’appliquent à toute institution financière étrangère traitant avec une entité russe sanctionnée.
La liste noire des entreprises russes avec lesquelles il est interdit de commercer a ainsi été élargie, passant de 1.200 à 4.500, a annoncé le Trésor américain. Cette liste englobe donc toutes les entreprises sanctionnées, ainsi que les plus grandes banques de Russie Sberbank et VTB.
Couper les liens entre Pékin et Moscou
Cette nouvelle salve de mesures s’inscrit dans un contexte où les Etats-Unis jugent que l’économie de la Russie est toute entière tournée vers l’effort de guerre. Elles visent aussi à dissuader la Chine de financer cet effort de guerre alors que Pékin semble s’être rapproché de Moscou depuis qu’a éclaté le conflit en Ukraine. Le mois dernier, le président russe Vladimir Poutine s’est rendu en Chine pour une visite officielle au cours de laquelle il aurait demandé un renforcement des liens financiers entre les deux pays.
«Nous augmentons le risque pour les institutions financières qui traitent avec l'économie de guerre russe, nous éliminons les possibilités d'évasion et nous diminuons la capacité de la Russie à bénéficier de l’accès à la technologie, aux équipements, aux logiciels et aux services informatiques étrangers», a expliqué la secrétaire du Trésor américain, Janet Yellen.
C’est en décembre que la Maison-Blanche avait pris un décret habilitant le Trésor à sanctionner les banques étrangères. Depuis, les Etats-Unis estiment que ces mesures ont été efficaces pour dissuader ces banques d’opérer avec des clients russes considérés comme risqués. Cela se serait traduit par une baisse du flux des importations vers la Russie liées à la guerre, le financement du commerce transfrontalier de ces biens étant devenu plus risqué, y compris pour les banques n’ayant pas de liens avec les États-Unis. Ces annonces interviennent alors que le sommet du G7 vient de s’ouvrir en Italie, avec à la clé de nouvelles sanctions contre la Russie.
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