Selon les données publiées vendredi par le département américain du Travail, 431.000 emplois nets ont été créés en mars, après 750.000 en février. Les économistes interrogés par le Wall Street Journal tablaient sur la création de 490.000 emplois nets aux Etats-Unis le mois dernier. Le nombre de postes créés en février avait initialement été estimé à 678.000.
L’emploi a poursuivi sa progression dans les secteurs des loisirs et de l’hôtellerie-restauration, des services aux entreprises, du commerce de détail et dans l’industrie manufacturière, a indiqué le département du Travail dans son rapport.
Taux de chômage à 3,6%
En mars, le taux de chômage dans le pays a reculé à 3,6%, contre 3,8% en février. Les économistes anticipaient en moyenne un taux de chômage de 3,7% en mars. Le nombre de personnes à la recherche d’un emploi aux Etats-Unis a ainsi reculé à 6 millions, a précisé le département du Travail.
Les chiffres de mars 2022 sont «peu différents» de ceux de février 2020, le dernier mois avant la mise en place de vastes mesures de confinement pour lutter contre la propagation du Covid-19 aux Etats-Unis, a ajouté le ministère, en rappelant que le taux de chômage était alors de 3,5% et que 5,7 millions de personnes recherchaient un emploi.
Le taux d’activité, soit le pourcentage de personnes travaillant ou recherchant un emploi, est ressorti à 62,4% le mois dernier, contre 62,3% en février. Ce taux demeure inférieur à son niveau de février 2020, qui était de 63,4%.
Hausses de salaires
La publication de ces statistiques intervient alors que la Fed a prévenu au cours des dernières semaines qu’elle pourrait resserrer sa politique monétaire de manière drastique cette année pour contenir l’inflation dans un contexte économique où le marché de l’emploi est vigoureux.
L’indice des prix à la consommation PCE, l’indicateur préféré de la Fed pour l’inflation, a augmenté de 6,4% sur un an en février, un record depuis 1982, selon les chiffres publiés jeudi par département américain du Commerce.
Les banquiers centraux américains estiment que l'économie se porte suffisamment bien pour qu’ils procèdent à plusieurs hausses de taux sans compromettre la reprise du marché du travail et risquer une récession.
L’objectif de la banque centrale est notamment d'éviter une surchauffe du marché de l’emploi, qui conduirait à un emballement des salaires susceptible de maintenir durablement l’inflation au-dessus de son objectif de 2%.
Le salaire horaire moyen a augmenté de 5,6% aux Etats-Unis au cours des 12 derniers mois, a indiqué vendredi le département du travail.
Le président de la Fed, Jerome Powell, a cependant insisté dernièrement sur les incertitudes qui entourent les perspectives économiques en raison des dernières répercussions de la pandémie sur les chaînes d’approvisionnement et de la guerre en Ukraine.
Les panélistes interrogés par L’Agefi anticipent dorénavant deux hausses de taux de la Banque centrale européenne (BCE), et potentiellement une pour la Banque d’Angleterre (BoE). Ils confirment également que la Fed ne devrait plus baisser les siens, ce qui fait remonter les taux longs.
Portée par la flambée des cours de l’énergie, la hausse des prix est à son plus haut niveau depuis trois ans aux Etats-Unis. Les dépenses de consommation PCE et le PIB restent également en croissance, mais pas les revenus des ménages Américains. Ce qui oriente plutôt la Fed vers un statut quo monétaire.
Ces départs se feraient sur la base du volontariat. Ils sont justifiés par le pneumaticien par une concurrence accrue et un contexte «fortement instable».
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