Les dirigeants de BNP Paribas toucheront des bonus en baisse au titre de 2014
L’amende de 8,9 milliards de dollars acquittée par BNP Paribas aux Etats-Unis l’an dernier, et qui a fait tomber le résultat net annuel du groupe à 157 millions seulement, n’empêchera pas les dirigeants de la banque de toucher des rémunérations variables. Celles-ci seront cependant revues en baisse par rapport à 2013. D’une part, les bonus différés accordés les années précédentes et payables en 2015 ont été supprimés, faute d’atteinte d’un ROE de 5% minimum, soit un impact de 883.565 euros, par exemple, pour le directeur général Jean-Laurent Bonnafé.
D’autre part, au titre de 2014, certains objectifs déclenchant les bonus des dirigeants ont été remplis malgré l’impact de l’amende. Les critères sont à 75% quantitatifs et 25% qualitatifs. Dans les critères quantitatifs, l’objectif de bénéfice par actions a été manqué, mais pas celui de résultat brut d’exploitation, solde de gestion qui n’intègre pas l’amende exceptionnelle. Pour 2014, Jean-Laurent Bonnafé se voit donc attribuer un bonus de 1,2 million (dont 461.817 euros au titre des éléments qualitatifs), contre 1,58 million pour 2013. Pour les DG délégués Philippe Bordenave et François Vilheroy de Galhau, les variables passent respectivement de 810.000 à 610.000 euros et de 500.000 à 440.000 euros en un an. Les trois dirigeants bénéficient enfin de la reconduction du plan de rémunération long terme, soit 331.200 euros en valorisation en juste valeur par exemple pour Jean-Laurent Bonnafé.
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