Les déposants grecs siphonnent leurs comptes en banque
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Les retraits des banques grecques s’accélèrent depuis le blocage des négociations entre Athènes et ses créanciers le week-end dernier, a appris jeudi Reuters de sources bancaires. Les déposants ont retiré 2 milliards d’euros sur les trois premiers jours de la semaine, soit environ 1,5% du montant total des comptes des banques du pays, qui s'élevait à 133,6 milliards d’euros fin avril, ont précisé les sources. Ce jeudi, les dépôts approcheraient le milliard.
La Grèce doit rembourser le 30 juin près de 1,6 milliard d’euros au FMI mais les discussions engagées avec ce dernier, la Commission européenne et la BCE sont actuellement bloquées. Faute d’accord avant cette date, un défaut de paiement pourrait s’accompagner d’un contrôle des capitaux dans le pays.
Mercredi, la Banque de Grèce avait souligné dans son rapport de politique monétaire que les banques du pays avaient perdu 30 milliards d’euros de dépôts entre octobre 2014 et avril 2015. D’où leur recours croissant à la ligne de liquidité d’urgence de la Banque de Grèce (ELA), portée par la BCE à 84 milliards d’euros.
Comme la quasi-totalité des analystes le prévoyaient, la Banque d’Angleterre (BoE) a maintenu inchangé son taux directeur à 3,75% jeudi, soit un statu quo pour la cinquième réunion consécutive. Mais le vote est passé à seulement 6 voix contre 3.
L'opération, concrétisée par le rachat de deux sociétés de gestion locales et une participation de 40% dans une autre, apportera au gérant américano-britannique environ 20 milliards d'euros d'actifs. Les deux groupes nouent aussi un partenariat commercial de long terme.
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