Les conditions d’une innovation technologique bénéfique pour l’emploi
Ces dernières années, les changements technologiques ont créé près de quatre fois plus d’emplois qu’ils n’en ont détruit, et ils ont apporté une valeur considérable à l'économie du Royaume-Uni, estime une étude de Deloitte intitulée «Transformers, how machines are changing every sector of the UK economy» . Toutefois, alors que les tâches manuelles répétitives et cognitives continuent d'être automatisées, un nouveau changement technologique est probable mais pas certain dans tous les cas», estime l'étude publiée fin 2016.
Selon les auteurs de l'étude, «un nouvelle vague technologique peut être chère et performer de façon inégale». A ce jour, elle pourrait aussi être considérée comme dangereuse voire indésirable. «Un renouvellement technologique doit être plus intelligent, plus rapide et moins cher que les activités humaines qu’il remplace, et surtout il doit être socialement acceptable s’il veut être largement adopté», conclu l'étude.
Les bénéfices potentiels de la technologie pour la main d’ouvre et les avantages qu’elle peut apporter en termes d’innovation et de productivité sont élevés, souligne Deloitte intitulée. Toutefois «les travailleurs de certains secteurs et emplois vont probablement avoir besoin d’un profond renouvellement de leurs compétences pour tirer le plein avantage de ces opportunités technologiques», ajoute l'étude.
«Les travailleurs devront être agiles, flexibles et volontaires pour se recycler, et ils devront également avoir accès à des formations pertinentes et de haut niveau», explique Deloitte. Par dessus tout, «le succès dans l'économie qui s’annonce requèrera des employeurs, des formateurs et des responsables politiques capables d’anticiper correctement les exigences de qualifications du futur et assurer l'éducation et la formation appropriées tant pour la main d’oeuvre actuelle que pour la future, dans les écoles, les universités et tout au long de la vie professionnelle».
Plus d'articles du même thème
-
Jerome Powell a su rester droit dans les tempêtes
Son mandat de président de la Fed se termine ce vendredi 15 mai. Il aura fait l’objet de critiques sur son biais plus «accommodant» en 2021. Des critiques cependant plus faciles a posteriori au vu de la complexité des chocs exceptionnels auxquels il a été confronté depuis 2020. Et que le banquier central a réussi à piloter en évitant les récessions. -
Le Japon doit gérer une relance économique sous contrainte démographique
Le rapport de l’OCDE sur l’économie japonaise recommande une politique de modernisation afin de stimuler la croissance et la productivité d’un pays vieillissant et en manque de main-d'œuvre. -
Le chômage atteint un plus haut de cinq ans en France, l'inflation est confirmée à 2,2%
Le taux de chômage a dépassé le seuil des 8% dans l'Hexagone mais demeure loin de son pic de 2015. L'accélération des prix en avril est confirmée.
ETF à la Une
Franklin Templeton dévoile quatre ETF sectoriels américains
- BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- BofA clame sa prudence sur Renault et Stellantis
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Wero pousse les feux sur son application
Contenu de nos partenaires
-
CampagnesAnnie Genevard : « On ne peut pas rester à un tel niveau de conflictualité sur l'agriculture. Ce n'est pas sain »
La ministre de l'Agriculture défendra le texte de la loi d'urgence agricole à l'Assemblée nationale à partir du mardi 19 mai, avec la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut -
Think againPeut-on espérer de Donald Trump une « détente » ?
Ce scénario de « la stabilité stratégique constructive » avancé par Xi Jinping aurait de quoi séduire n’importe quel président normal, comme dirait l’autre. Mais l'Américain n’est pas normal. -
InterviewOthman Nasrou (Les Républicains) : « nos militants réclament la fin de la cacophonie »
Pour le secrétaire général de LR, l’objectif des élections internes des 8 et 9 juin est « d’avoir, avant l’été, un parti en ordre de bataille pour la présidentielle, redynamisé par l’élection de cadres motivés ».