Les compagnies d’assurances étrangères en Chine accusent le coup

L’édition 2011 du rapport annuel de PwC dresse un tableau décourageant pour les acteurs non chinois, dont la part de marché recule
Olivier Sasportas, à Pékin

Si la Chine demeure une terre de promesses pour les assureurs étrangers, avec à l’horizon 2014 une croissance annuelle des primes attendue majoritairement au-dessus de 30%, au vu des réponses des 28 participants collectées par le cabinet PwC, le marché chinois n’aura jamais paru aussi impénétrable pour les sociétés étrangères.

Ainsi, après trois années de lente et difficile progression, en 2011 la part de marché des assureurs vie non chinois ressort en retrait par rapport à 2010, avec 3,7% sur les neuf premiers mois, alors qu’elle avait atteint 5,6% en 2010. Il faut remonter à 2004 pour trouver une moins bonne performance. Pour les assureurs dommages le tableau n’est pas plus encourageant puisque leur part de marché répète quasiment la même performance depuis cinq ans en plafonnant à 1%. A titre de comparaison, en 2009 les assureurs vie étrangers détenaient presque 90% de parts de marché en Malaisie et 70% au Vietnam.

A l’horizon 2014 les prévisions restent modestes puisque sur les 18 assureurs vie interrogés par PwC, 2 craignent un recul de leur part de marché et 7 envisagent le statu quo à 5% quand 9 parient sur une progression. Quant aux réponses obtenues auprès des assureurs dommages, elles sont encore moins optimistes puisque sur 9 assureurs, 6 pensent que leur part de marché stagnera à 1%.

Sans changement par rapport à 2010, les modifications réglementaires, la concurrence que représentent les banques et les assureurs domestiques demeurent les premiers facteurs pouvant faire évoluer le marché, selon les acteurs étrangers. Le cycle économique revêt aussi de l’importance cette année en remontant de la neuvième à la quatrième place dans le classement, bien avant la crise financière. Pour ce qui est des difficultés, outre la concurrence que représentent les assureurs chinois, trouver et conserver un personnel de qualité se classe en deuxième position.

Enfin, dans un marché que 15 assureurs sur 23 jugent en retard par rapport aux Etats-Unis et à l’Europe en termes de régulation, la totalité des assureurs vie souhaiteraient voir annulée la limitation de détention du capital (50%) imposée par les autorités. En 2010, encore 4 assureurs estimaient qu’une relation positive avec un partenaire chinois donnait un avantage compétitif.

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