Les CGP comptent profiter de la loi Pacte
Tout va bien dans le monde des conseillers en gestion de patrimoine. En amont du salon Patrimonia qui se déroulera les 26 et 27 septembre à Lyon, BNP Paribas Cardif vient de publier les résultats de son baromètre annuel des CGP, menée avec l’institut Kantar auprès de plus de 300 professionnels et 500 clients patrimoniaux (dont la moitié clients de CGP). Les résultats sont édifiants. Pour la troisième année consécutive, les CGP sont 93% à estimer que «la profession se porte bien». Ils sont aussi 82% à être confiants sur leurs perspectives, une proportion comparable à celle constatée l’an dernier.
Pourtant, cette année, ils auraient pu avoir des raisons d’être inquiets, avec le lancement le 1er octobre des nouveaux Plans d’épargne retraite (PER) créés par la loi Pacte. Or il n’en est rien, et 70% d’entre eux estiment que la loi Pacte va leur permettre de développer leur activité. Exactement la même proportion pense que les nouvelles dispositions adoptées constituent une opportunité de contact avec les épargnants. Ils sont, par ailleurs, 54% à s’attendre à ce que la loi Pacte produise un impact positif sur leur collecte.
Conseil nécessaire
Ces résultats s’expliquent, car, toujours selon cette enquête, si 40% des clients interrogés déclarent connaître la loi Pacte, 10% d’entre eux seulement en maîtrisent les grandes lignes. Le besoin de conseil est donc flagrant sur ces nouvelles offres. D’autant que, selon Pascal Perrier, directeur réseaux CGP, courtiers et e-business de BNP Paribas Cardif France, «les produits qui vont arriver sur le marché dans les prochaines semaines se seront pas aussi simples qu’ils en ont l’air».
Ce sera, pour les conseillers, un moyen d’essayer d’augmenter leur part de marché. Si le nombre de CGP reste stable, à 3.300 environ, leur part de marché aussi. Sur l’assurance vie – qui représente 90% des produits qu’ils commercialisent –, leur réseau représente 7,8% du montant total des encours en France (soit 134 milliards d’euros sur un total de 1.715 milliards) et environ 9% de la collecte. Pour mémoire, la collecte nette vie en assurance vie en France a été de 22,4 milliards d’euros en 2018 ; elle se monte à 17 milliards d’euros pour les huit premiers mois de cette année.
Mais, pour cela, ils devront affronter certains problèmes qui restent entiers, comme la réglementation, qui constitue toujours une préoccupation pour 87% d’entre eux ou encore les relations qu’ils ont avec les back-offices des plates-formes, pour 65% d’entre eux.
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