Les banques restent hautement vulnérables aux cyberattaques
Si la digitalisation reste un passage obligé pour les banques, elle n’a pas que des effets positifs. C’est en l’occurrence ce que relève Moody’s dans sa dernière note sur les banques commerciales et de détail : le développement de la digitalisation augmente leur exposition aux risques cyber. L’organisme de notation relève que parmi les secteurs dont les impacts de la cybercriminalité sont les plus grands, le secteur bancaire figure en tête de classement de ceux qui sont le plus vulnérables. Toutes les structures ne sont cependant pas touchées au même degré et les effets peuvent être très différents d’un établissement à l’autre.
En premier lieu, les risques d’attaques et leurs implications ne sont pas les mêmes selon la zone considérée. Moody’s explique que les banques dans les marchés en développement restent plus vulnérables aux attaques pouvant leur causer des pertes directes. Les cybercriminels profitent, par exemple, du manque de sécurité dans les connexions entre les banques et les systèmes de paiement (comme Swift).
Une perte de confiance progressive
Toujours selon Moody’s, dans les pays développés, le problème est différent. Les grandes banques des pays riches sont davantage digitalisées et donc plus vulnérables face à des attaques concernant la continuité de leur activité (du type déni de service, DDoS) ou la sécurité de leurs données. Et «les cyberattaques qui visent à perturber les opérations bancaires ou à voler des données constituent des menaces plus grandes et plus difficiles à traiter que le vol ou la fraude», peut-on lire dans l’étude. Car si les répercussions ne sont pas immédiates, les conséquences à long terme peuvent être très dommageables pour les institutions. Ces attaques provoquent en effet une perte de confiance progressive des clients et des coûts de financement plus élevés.
Quoi qu’il en soit, à en croire Moody’s, les cyberrisques sont loin d’être traités dans les organismes bancaires. «La menace croissante de cyberattaques entraînera des coûts opérationnels, juridiques et réglementaires plus élevés pour toutes les banques, que ces menaces se matérialisent ou pas», conclut l’étude.
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