Les Banques Populaires se positionnent au plus près de la Banque publique d’investissement
Sept milliards d’euros de nouveaux crédits d’investissements en 2013. C’est ce que les Banques Populaires, l’un des deux réseaux du groupe BPCE, se sont engagées à distribuer aux entreprises et aux professionnels. Cette somme correspond à une croissance de 2% des encours de prêts à moyen/long terme par rapport à 2012.
En se fondant sur le montant moyen historique des concours alloués à ses clients (environ 70.000 euros), les Banques Populaires estiment que cette enveloppe sera en mesure de financer quelques 100.000 projets.
Une lettre signée des dirigeants de la banque a été envoyée vendredi soir aux principaux «leaders d’opinion économiques» (élus, associations patronales et professionnelles, chambres et professions consulaires, etc.), relayée par un second courrier des caisses régionales au niveau local. Une campagne publicitaire nationale démarre aujourd’hui.
Le montant en lui-même n’est pas à prendre au pied de la lettre: Franck Oniga, directeur des marchés professionnels et des entreprises, estime qu’il sera probablement dépassé. Ce n’est pas non plus un objectif absolu, prévient-il, si la demande ou la qualité des dossiers n’était pas au rendez-vous. «Au-delà des chiffres, il s’agit de susciter à nouveau la confiance des acteurs économiques autour de l’investissement. Nous nous inscrivons dans le cadre du pacte de compétitivité et du CICE [crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi]», indique Michel Roux, directeur du développement des Banques Populaires.
Aussi les responsables voient-ils d’un bon œil la création de la Banque publique d’investissement (BPI). «Banque Populaire affiche un taux de pénétration de 42% sur les entreprises comprises entre 10 et 999 salariés. Nous sommes le premier partenaire d’Oséo aujourd’hui, nous serons donc logiquement le premier partenaire de la BPI», expliquent-ils.
A l’instar des autres établissements français, les Banques Populaires réfutent tout durcissement dans leur politique d’attribution de crédits («credit crunch»), que soulèvent pourtant de nombreux dirigeants de PME; ils soulignent en revanche que nombre d’entreprises ont gelé leurs projets d’investissement faute de perspectives macroéconomiques encourageantes.
Si, concernant les prêts à court terme (exclus de l’engagement), «l’affacturage se développe à deux chiffres parce qu’il est devenu un acte de gestion pour l’entreprise, c’est par l’investissement à moyen et long termes que l’économie va se redresser», rappelle Michel Roux.
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