Les Banques Populaires modernisent leur image
Nous sommes la première banque des PME, mais lorsque ces dernières grandissent, notre plus grande crainte est qu’elles nous quittent», a résumé vendredi André Lenquette, directeur général de Pramex International, la filiale du groupe BPCE dédiée à la gestion des filiales étrangères des PME-ETI (conseil en recrutement, gestion administrative des contrats de travail, dépôt des comptes financiers…). Les Banques Populaires ont présenté leur nouveau dispositif d’accompagnement à l’exportation, baptisé Next International. Il vise les entreprises déjà exportatrices qui souhaitent accélérer leur croissance, et non pas celles qui exportent de manière non récurrente.
Les Banques Populaires se sont associées à Stratexio, un programme d’audit, de formation et de mise en réseau de dirigeants à échelle locale développé par le Medef. «C’était la brique qui nous manquait», a commenté Christophe Descos, directeur du marché des entreprises pour les Banques Populaires. La banque a renommé «experts internationaux» ses 60 experts en trade finance (financement du négoce international) et met en avant les services de sa filiale Pramex International, qui sert 700 filiales de PME françaises à l’étranger. «L’idée est d’auto-renforcer les offres des différents partenaires», a expliqué André Lenquette.
Les Banques Populaires réalisent aujourd’hui 25.000 opérations par an dans le domaine de l’import-export, comme des couvertures de change ou des crédits documentaires. Mais le groupe veut passer d’une «approche produits» à une «proximité relationnelle». «C’est un projet de transformation culturelle, a insisté Christophe Descos, nous ne pouvons plus faire que de l’import-export et des opérations bancaires.» L’objectif est d’accompagner ainsi 1.000 entreprises d’ici à fin 2017, contre «quelques centaines» aujourd’hui.
En octobre dernier, l’établissement avait lancé un dispositif équivalent destiné aux entreprises innovantes, baptisé Next Innov, pour lequel 150 conseillers ont été formés. Les Banques Populaires ne souhaitent pas communiquer sur le coût de création de ces deux dispositifs. En 2016, le résultat brut d’exploitation du groupe a plongé de 12,6% à 1,9 milliard d’euros du fait d’un effet de ciseau négatif entre des revenus en recul de 3,1% à 6,3 milliards d’euros, et des frais de gestion en hausse de 1,8% à 4,3 milliards d’euros. Ils incluent des «coûts de transformation engagés sur les réseaux». Le résultat net a progressé de 1% à 1 milliard d’euros.
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