Les banques italiennes dépassent les attentes au troisième trimestre

Dans un environnement difficile, UniCredit et Intesa ont été soutenues par leurs activités de trading et les réductions de coûts
Virginie Deneuville

Les grandes banques italiennes ont levé le voile mardi sur des résultats supérieurs aux attentes au titre du troisième trimestre. «Les chiffres sont globalement bons», relève un analyste italien. Intesa Sanpaolo, première banque de détail du pays, a ainsi dégagé un bénéfice imposable de 962 millions d’euros (contre 224 millions d’euros un an plus tôt), là où les analystes anticipaient 830 millions d’euros. Unicredit, première banque italienne en terme d’actifs, a dégagé un bénéfice net de 335 millions d’euros, contre 135 millions d’euros anticipés.

«Les banques italiennes ont été soutenues par leurs activités de trading et ont renforcé leur base capitalistiques», souligne un autre analyste. Le bénéfice issu des activités de trading d’Intesa s’est établi à 623 millions d’euros (incluant un gain de 327 millions d’euros sur le rachat de dette subordonnée), contre une perte de 74 millions d’euros un an plus tôt. Ce bénéfice a atteint 449 millions d’euros chez UniCredit, qui avait accusé une perte de 229 millions un an auparavant.

UniCredit, qui a procédé à une augmentation de capital de 7,5 milliards d’euros en début d’année, affichait un ratio core tier one à fin septembre de 10,7% contre 10,4% à fin juin. Ce ratio s’établissait à 11,1% chez Intesa (10,7% à fin juin), sous Bâle 2.5.

Les deux banques ont poursuivi leurs réductions de coûts au cours du troisième trimestre. Les coûts opérationnels chez UniCredit ont reculé sur un an de 3,7% à 3,7 milliards d’euros, contre une baisse de 3,1% à 2,2 milliards chez Intesa. «L’Italie reste un pays risqué, nos principales inquiétudes sur le secteur bancaire italien sont la faible rentabilité dans un environnement de taux bas et les difficiles conditions économiques. Les réductions de coûts sont le principal levier» du secteur, relevait avant ces publications Citi.

Point faible de ces résultats, les dépréciations pour créances douteuses restent conséquentes. Celles d’UniCredit, qui réalise 40% de son activité en Italie, ont légèrement reculé à 1,8 milliard d’euros (1,9 milliard un an plus tôt). Intesa, dont le chiffre d’affaires est réalisé à hauteur de 80% sur son marché domestique, a vu ses provisions croître à 1,2 milliard d’euros (894 millions un an auparavant). Alors que circulent des rumeurs de rapprochement entre UniCcredit et Intesa, les deux banques ont réfuté un tel projet.

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