Les banques italiennes dépassent les attentes au troisième trimestre
Les grandes banques italiennes ont levé le voile mardi sur des résultats supérieurs aux attentes au titre du troisième trimestre. «Les chiffres sont globalement bons», relève un analyste italien. Intesa Sanpaolo, première banque de détail du pays, a ainsi dégagé un bénéfice imposable de 962 millions d’euros (contre 224 millions d’euros un an plus tôt), là où les analystes anticipaient 830 millions d’euros. Unicredit, première banque italienne en terme d’actifs, a dégagé un bénéfice net de 335 millions d’euros, contre 135 millions d’euros anticipés.
«Les banques italiennes ont été soutenues par leurs activités de trading et ont renforcé leur base capitalistiques», souligne un autre analyste. Le bénéfice issu des activités de trading d’Intesa s’est établi à 623 millions d’euros (incluant un gain de 327 millions d’euros sur le rachat de dette subordonnée), contre une perte de 74 millions d’euros un an plus tôt. Ce bénéfice a atteint 449 millions d’euros chez UniCredit, qui avait accusé une perte de 229 millions un an auparavant.
UniCredit, qui a procédé à une augmentation de capital de 7,5 milliards d’euros en début d’année, affichait un ratio core tier one à fin septembre de 10,7% contre 10,4% à fin juin. Ce ratio s’établissait à 11,1% chez Intesa (10,7% à fin juin), sous Bâle 2.5.
Les deux banques ont poursuivi leurs réductions de coûts au cours du troisième trimestre. Les coûts opérationnels chez UniCredit ont reculé sur un an de 3,7% à 3,7 milliards d’euros, contre une baisse de 3,1% à 2,2 milliards chez Intesa. «L’Italie reste un pays risqué, nos principales inquiétudes sur le secteur bancaire italien sont la faible rentabilité dans un environnement de taux bas et les difficiles conditions économiques. Les réductions de coûts sont le principal levier» du secteur, relevait avant ces publications Citi.
Point faible de ces résultats, les dépréciations pour créances douteuses restent conséquentes. Celles d’UniCredit, qui réalise 40% de son activité en Italie, ont légèrement reculé à 1,8 milliard d’euros (1,9 milliard un an plus tôt). Intesa, dont le chiffre d’affaires est réalisé à hauteur de 80% sur son marché domestique, a vu ses provisions croître à 1,2 milliard d’euros (894 millions un an auparavant). Alors que circulent des rumeurs de rapprochement entre UniCcredit et Intesa, les deux banques ont réfuté un tel projet.
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. «Nation en déclin» C’est l’un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle et propriété intellectuelle... Ils se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et Etats-Unis au sujet de Taïwan. Les propos de M. Xi ont dominé le premier jour de la visite. La compétition - stratégique, commerciale, technologique - est extensive et la Chine semble miser sur un déclin des Etats-Unis, subtilement évoqué par Xi Jinping lui-même lorsqu’il a cité l’historien de l’Antiquité grecque Thucydide, théoricien du risque de guerre lorsqu’une puissance émergente entre en rivalité avec une puissance dominante. M. 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