Les banques françaises sont en avance sur leur programme de financement
Alors qu’un gros tiers de l’année est déjà écoulé, les banques françaises sont nettement en avance sur leur programme de refinancement 2011. A l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels, le 4 mai, BNP Paribas a indiqué avoir levé à fin avril 20 milliards sur les 35 milliards d’euros dont elle a besoin cette année sur des échéances à moyen et long terme, soit 57% de son programme.
La Société Générale a fait mieux encore: elle a émis 17,2 milliards d’euros de dette senior depuis le début de l’année, soit les deux tiers de son programme 2011.
Pour les deux banques, les émissions publiques de dette senior représentent environ la moitié des montants levés. Les placements privés, dits «vanille» ou structurés, constituent la deuxième source de financement, à 37% du total pour la Société Générale et 26% pour BNP Paribas. Les obligations sécurisées (covered bonds) pèsent autour de 13-14% du financement. BNP Paribas a aussi levé l’équivalent de 6% de son financement grâce à des placements dans ses réseaux de détail, et 3% grâce à des opérations de repos à long terme.
Les banques françaises ont tiré parti de toutes les possibilités qui leur étaient offertes. Elles ont par exemple multiplié les émissions de référence en dollars en début d’année, profitant de la forte demande sur ce compartiment et de conditions avantageuses en matière de swaps de change. Les obligations en dollars ont représenté un tiers des émissions publiques de la Société Générale (soit 16% des montants levés totaux). Les autres devises (franc suisse, sterling et dollar canadien), environ 10%.
Les signatures françaises ont aussi dominé le segment des covered bonds, avec 25 milliards émis à fin avril, soit près d’un quart du marché primaire. Et la tendance devrait se poursuivre avec le lancement le mois dernier du nouveau format des obligations de financement de l’habitat (OH). BPCE a ainsi placé pour 2 milliards d’euros à 5 ans de ces titres le 4 mai.
Le rallongement des maturités est enfin notable, à l’heure où un certain nombre de banques européennes voient au contraire la maturité moyenne de leur financement se raccourcir. A la Société Générale, par exemple, les nouvelles émissions de l’année affichaient une maturité moyenne de 7 ans, contre 6 ans en 2010.
{"title":"","image":"77064»,"legend":"Emissions»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Agicap dévoile sa recette pour débrider l’adoption de l’IA par les entreprises
La plateforme de gestion de trésorerie entend connecter plus naturellement la direction financière au reste de l’entreprise. -
Les femmes se font une place dans l’immobilier… sous le plafond de verre
Si elles représentent plus de la moitié des collaborateurs du secteur immobilier, les femmes sont encore largement sous-représentées au plus haut niveau de direction. -
Indosuez Wealth Management créé une nouvelle direction dédiée aux clients les plus fortunés
Gonzague de La Rochethulon devient directeur du développement des segments ultra high net worth (UHNW) et high net worth (HNW).
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Le vendeur à découvert Grizzly Research multiplie les attaques sur les sociétés cotées européennes
- Scor indemnisera Covéa à hauteur de 488,3 millions de dollars dans le cadre d'une procédure d'arbitrage
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L'assurance emprunteur veut en finir avec les clauses d'exclusion
Contenu de nos partenaires
-
Cryptomonnaies, bibles, chaussures… Découvrez les principales sources de revenus de Donald Trump en 2025
D’après son rapport annuel des finances personnelles, l’augmentation de la fortune du président américain Donald Trump repose principalement sur ses revenus tirés de ses actifs numériques et cryptomonnaies -
TribuneLe progrès n'a de sens que s'il sert l'humain - par Philippe Palazzi
Face à l’emballement technologique porté par l’IA, l’innovation doit d’abord renforcer le lien social au cœur du commerce de proximité -
TribuneLa décarbonation, assurance collective de l’UE – par Patrice Geoffron
Alors que la crise énergétique s’intensifie, la France mise sur l’électrification et les gaz verts pour réduire sa dépendance aux fossiles importés et renforcer sa souveraineté industrielle