Les banques françaises entament 2020 en bonne posture
Après une saison des résultats particulièrement faste sur les banques américaines, les investisseurs avaient les yeux tournés sur les banques françaises, se demandant si elles feraient aussi bien. Et force est de constater qu’elles n’ont pas déçu. Au mois de février, elles affichent toutes une performance boursière supérieure à l’ensemble du marché, pourtant lui-même en hausse de presque 5%. Natixis a rebondi de 14% depuis fin janvier, BNP Paribas a pris 12% sur la période, Crédit Agricole 11,4% et la Société Générale 9%. Sur un an glissant, hormis Natixis qui atteint tout juste l’équilibre, elles affichent toutes une performance boursière proche, voire supérieure à 30%. De très bonne facture pour les quatre grandes banques françaises cotées, le quatrième trimestre 2019 a même atteint un plus haut historique pour Natixis.
La BFI a cartonné partout
Sur les derniers mois de l’année, les banques hexagonales étaient attendues sur plusieurs de leurs métiers. Sur leurs activités de banque de financement et d’investissement (BFI), elles ont toutes délivré des résultats conformes aux anticipations des analystes, voire meilleurs. BNP Paribas a, par exemple, profité de la présentation de ses chiffres annuels pour souligner ses gains de parts de marché sur ce métier et son nouveau statut de première banque d’investissement européenne (derrière les américaines) en Europe. Pour Société Générale, dont la banque d’investissement reste encore en phase de restructuration, les activités de marché ont aussi tiré les résultats, sur les activités de taux, mais aussi sur les actions. Natixis et Crédit Agricole SA n’ont pas dérogé à la règle de cette année, en présentant aussi de bon résultats sur ces métiers.
En termes de capitaux propres, les entités françaises ont aussi rassuré, avec des ratios de fonds propres au-dessus des consensus. La Société Générale, par exemple, dont ce point était particulièrement surveillé, a fini l’année avec un ratio de fonds propres CET1 à 12,7 % contre 10,9% un an plus tôt.
Certes, les banques restent soumises aux même risques que ceux soulevés ces derniers mois, à savoir des taux toujours particulièrement bas, et un coût du risque qui pourrait augmenter. Par ailleurs, les analystes sont bien conscients que les résultats des activités de BFI peuvent se révéler très volatils. Cependant, ils ont été rassurés par la bonne tenue des plans de restructuration des différentes entités, et de la capacité des banques à rester vigilantes sur leurs coûts.
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