Les banques françaises améliorent leur structure de financement
BNP Paribas, le Crédit Agricole, BPCE et la Société Générale ont renforcé leur structure de financement tout en réduisant leur endettement (deleveraging). Tel est le constat dressé par Fitch dans deux rapports publiés hier, qui soulignent les progrès effectués par les banques françaises depuis le coup de semonce reçu l’été dernier.
«Les banques françaises ont accru la proportion de long terme dans leur dette, réduit leur dépendance aux marchés de gros (tout spécialement à court terme et en dollar) et accru leur stock d’actifs liquides», souligne Fitch. La proportion de ressources long terme et de dépôts clientèle atteint par exemple 104% des emplois chez BNP Paribas et 105% à la Société Générale, tandis que la part du financement court terme sur le passif total a décru à 19% et 18% respectivement.
«Fitch n’a pas d’inquiétude sur la liquidité des banques françaises», ajoute l’agence en référence à la quantité d’actifs que ces établissements pourraient mobiliser pour un refinancement auprès des banques centrales. En revanche, si Fitch note des progrès en matière de communication, elle les juge insuffisants. «Les banques françaises rechignent à commenter publiquement les nouveaux ratios de liquidité proposés sous Bâle 3 et sur leur liquidité à très court terme (moins d’un mois)», souligne-t-elle.
Ce tableau encourageant rejoint en partie les conclusions d’une autre étude, publiée le 30 mars par les analystes de Barclays. Ils soulignaient que, dans le financement de gros, la part des maturités inférieures à un an est passée de 76% à 64% entre fin 2010 et fin 2011 à la Société Générale, et de 73% à 58% chez BNP Paribas. Une évolution en partie liée à l’accès aux injections à 3 ans de la BCE. En montant, les établissements de crédit français ont été les plus gros émetteurs de dette de maturité supérieure à 5 ans au premier trimestre en Europe, même si les volumes sont en nette baisse par rapport à 2011.
Les deux groupes ont ainsi rejoint la moyenne des grandes banques européennes en matière de structure du financement de gros. Mais si les analystes de Barclays jugent que «le gap de maturité entre actif et passif s’est amélioré», ils appellent encore à des progrès sur ce point.
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