Les banques européennes se préparent aux stress tests
L’Autorité bancaire européenne (EBA), s’apprête à lancer ce vendredi le top départ de ses tests de résistance (stress tests) des banques. Effectué tous les deux ans, cet exercice, qui devait avoir lieu en 2020, avait été reporté en raison de la crise sanitaire. L’EBA dévoilera ce soir les scénarios retenus pour éprouver la solidité des institutions financières, comme l’a déjà fait la Banque d’Angleterre (BoE) le 20 janvier pour les prêteurs britanniques. L’EBA compte publier les résultats de ces tests en juillet 2021. L’enjeu : «évaluer la résilience des institutions financières face aux évolutions défavorables du marché». Et ce, après une année déjà éprouvante pour les banques. Se pose donc la question de savoir comment l’EBA prendra en compte les impacts de la crise déjà constatés dans ses scénarios.
Des pratiques préoccupantes identifiées par la BCE
Ces stress tests, effectués à l’échelle européenne, complètent les revues de la situation prudentielle des banques effectuées chaque année par la BCE (Srep) et dont les résultats pour 2020 ont été publiés hier, en même temps que les priorités prudentielles de l’institution pour 2021. Si la BCE a constaté une bonne résilience des banques en 2020, elle leur conseille de ne pas baisser la garde. Les risques de crédits liés à la pandémie restent entiers, la BCE ayant même identifié « certaines pratiques préoccupantes ». Consciente que les différentes mesures gouvernementales ont décalé les conséquences de la crise, la BCE indique que « l’examen du risque de crédit restera une priorité à l’approche de la nouvelle année ». La banque centrale a aussi souligné l’attention qu’elle porterait à la gouvernance, pointant « des problèmes de gestion du risque de crédit au sein des fonctions de contrôle interne et des faiblesses structurelles persistantes dans le domaine de l’agrégation et du reporting des données sur les risques ».
Enfin, Andrea Enria, le président du conseil de surveillance prudentielle de la BCE, a exprimé son inquiétude concernant la rentabilité des banques. « Les profits et la capacité à attirer les investisseurs sont la première ligne de défense des banques en cas de choc », a-t-il déclaré. Dans ce contexte, la BCE poursuit «le dialogue» avec les banques européenne sur les dividendes qu’elles verseront en 2021, et ces dernières se conformeront aux recommandations de la banque centrale.
Plus d'articles du même thème
-
Les chiffres du budget britannique mettent la pression sur le gouvernement
L'institut de statistiques britannique a annoncé un besoin de financement du secteur public pour le mois d'août supérieur aux prévisions. -
M&G Investments nomme Gad Amar directeur de la distribution EMEA
Venu de Natixis Investment Managers où il dirige la distribution pour l'Europe de l'Ouest, Gad Amar rejoindra M&G le 5 novembre 2026. -
Stéphanie Constand prend les commandes de la trésorerie et du financement d’Eramet
Au même poste chez Fnac Darty elle avait été distinguée en 2023 avec le prix du meilleur trésorier de L’Agefi.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF a d’ores et déjà collecté plus qu’en 2025
- La Société Générale aura du mal à contenter tout le monde avec son nouveau plan
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- La coûteuse ardoise de la frilosité des épargnants français
- Les banques ne seront pas désintermédiées, elles seront tokenisées
- Axa veut passer à l’échelle dans l’IA
Contenu de nos partenaires
-
In folioDans l’antre de l’ogre Ellroy à Denver
Avec (Not) Born in the USA, le journaliste français Sébastien Bonifay publie un grand reportage haut en couleur auprès des légendes du polar américain -
EXCLUSIF L'armée nouvellePrimaire : Raphaël Glucksmann en passe de doubler le nombre d’adhérents de Place publique
Depuis l’officialisation de sa candidature, le 23 août dernier, le candidat social-démocrate voit affluer près de 300 nouveaux adhérents par jour et pourrait bientôt franchir la barre des 20 000, d'après les fichiers consultés par l'Opinion -
L'air du largeMultilatéralisme, Otan, libre-échange... Que reste-t-il de l’Amérique ?
Leurs alliés ont peur, leurs ennemis se réjouissent : le XXIe siècle se fera-t-il sans les Etats-Unis ?