La BCE demande aux banques de ne pas relâcher leur vigilance
La Banque centrale européenne (BCE) a publié les résultats de son processus d’examen et d’évaluation prudentielle 2020 (Srep) et a fixé ses priorités prudentielles pour 2021. Andea Enria, président du conseil de surveillance prudentielle de la BCE, constate tout d’abord que les banques européennes ont été résilientes en 2020. Elles avaient commencé l’année avec des niveaux de fonds propres nettement plus élevés que ce n'était le cas lors de la grande crise financière en 2008, et ont participé, à leur niveau, à l’atténuation de la crise sanitaire. Et aujourd’hui, la plupart des banques sont suffisamment capitalisées pour faire face à des pertes futures.
Cependant, la BCE a identifié certaines vulnérabilités auxquelles peuvent être confrontées les banques européennes, et qui correspondent aux ponts qu’elle surveillera en priorité en 2021. En premier lieu, le risque de crédit reste entier. « Dans une certaine mesure, un retard dans la matérialisation des prêts non performants (NPL) est à prévoir, et l’augmentation du coût du risque, une mesure de provisionnement, est un signe que les banques se préparent à une détérioration de la qualité des actifs », a déclaré Andea Enria. En conséquence, « étant donné que le risque de crédit lié à la pandémie ne s’est pas encore matérialisé et que certaines pratiques préoccupantes ont été identifiées, l’examen du risque de crédit restera une priorité à l’approche de la nouvelle année », assure la BCE
Ensuite, la gouvernance de certaines banques a montré ses limites. « Les autorités de contrôle ont constaté, dans certains cas, que les organes de direction ne sont pas assez impliqués avec un suivi et une surveillance insuffisants des fonctions opérationnelles, en particulier en ce qui concerne l’adéquation des reporting », note la banque centrale. Ce point rejoint le précédent, sur le risque de crédit, car l’institution relève que « des problèmes de gestion du risque de crédit au sein des fonctions de contrôle interne et des faiblesses structurelles persistantes dans le domaine de l’agrégation et du reporting des données sur les risques ».
Enfin, les autorités de contrôle ont exprimé leurs inquiétudes quant à la fiabilité des business modèles de certaines banques, notant que leur rentabilité avait baissé en 2020.
Plus d'articles du même thème
-
Les résultats d'Engie sont portés par l'intégration de UK Power Networks
Le fournisseur de gaz et d'électricité a légèrement augmenté ses objectifs annuels après un bon trimestre même si le groupe affiche une baisse de sa génération de trésorerie opérationnelle. -
Legrand relève encore son objectif de croissance grâce aux centres de données
Les ventes et les résultats du spécialiste des infrastructures électriques ont bondi d'environ 20% sur les neuf premiers mois de l'année. -
EXCLUSIF
Robeco recrute trois experts de la dette privée de Goldman Sachs AM
Arthur Staal, Bunyod Obidkhonov et Vicente Esteve Cuevas, qui travaillaient ensemble chez NN IP puis GSAM, vont permettre à Robeco de quasiment doubler ses effectifs sur la dette privée.
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
Contenu de nos partenaires
-
La moto électrique peut-elle encore séduire ?
Longtemps annoncée comme l'avenir du deux-roues, la moto électrique peine encore à convaincre. Pourtant, à la tête de Zero Motorcycles et de BRP, deux dirigeants français parient sur une bascule imminente. -
Droit dans ses bottesBudget : le gouvernement refuse de modifier ses hypothèses pour 2026
Malgré les doutes exprimés par le Haut Conseil des finances publiques, Roland Lescure et David Amiel ont maintenu l'objectif de déficit à 5,4 % en 2026 dans le projet de loi de finances de fin de gestion, en dépit de la panne de croissance du troisième trimestre -
Come backJeunes, pouvoir d'achat : les syndicats à la manœuvre
Après avoir été doublées par les lycéens, les centrales sortent de l’ombre et prennent la colère sociale en main, bien décidées à occuper le terrain face à un pouvoir politique affaibli