Les banques espagnoles affichent des performances contrastées
Chute de 26% du bénéfice net de Banco Santander au premier trimestre. Cette fois-ci, ce ne sont pas ses provisions qui ont amputé son résultat à 1,205 milliard d’euros, mais des revenus en baisse. En effet, sa marge nette s’est réduite de 14,3% à 6,65 milliards et l’ensemble de ses revenus se contracte de 8,8% à 10,29 milliards. Selon un communiqué du groupe, cette chute est liée à «la décélération des principales économies, à la baisse des taux d’intérêt», notamment en zone euro, au Brésil, au Royaume-Uni et dans les pays où la banque opère en dollars.
Son président Emilio Botin prévoit pourtant que le «bénéfice de 2013 sera supérieur à 2,29 milliards d’euros, après avoir provisionné pendant 4 ans 60 milliards d’euros, renforcé notre capital de 20 miliards d’euros et notre base de dépôts de 233 milliards d’euros». Pour augmenter son taux de couverture des créances douteuses, qui en un an est passé de 3,98% à 4,76%, le groupe a tout de même mis de côté 2,92 milliards d’euros, tout en améliorant ses fonds propres durs «de 34 points de base à 10,67%», souligne Nuria Alvarez, analyste chez Renta 4.
Pour Banco Sabadell, le taux d’encours douteux est passé de 6,02% à 9,69% en raison de l’absorption de l’ancienne caisse d’épargne CAM, ce qui altère les comparaisons avec l’année dernière. Mais Sabadell a augmenté ses provisions de 208 millions d’euros pour ses créances douteuses et a mis de côté 116,5 millions d’euros pour ses actifs immobiliers toxiques, soit un total de 325 millions d’euros. Cette hausse de 10,7% par rapport à l’an dernier a entraîné un repli de son bénéfice net de 36,1% à 51,1 millions d’euros au premier trimestre 2013. Malgré ce résultat à la baisse, la banque présidée par Josep Oliu, a amélioré ses revenus: +10,8% pour ses revenus d’intérêt, +27,1% pour la totalité tout en renforcant son taux de fonds propres durs à 10,6%.
De leur côté, Caixabank et Bankia ont vu une amélioration de leurs résultats au premier trimestre 2013. Caixabank a ainsi enregistré un bénéfice net de 335 millions d’euros contre 48 millions d’euros l’an dernier. Cette hausse est liée à l’intégration de Banca Civica et Banco de Valencia, deux anciennes caisses d’épargne que l’établissement d’Isidro Fainé a reprises. Quant à BFA-Bankia, elle a affiché un bénéfice net de 213 millions d’euros après avoir enregistré 21,2 milliards de pertes et recu une aide de 22,5 milliards d’euros en 2012.
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