Les autorités tombent en cascade sur Facebook

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 -  Bloomberg

Services de la Maison blanche, Federal trade commission (FTC), Commission et parlement européens, régulateur britannique... De nombreuses autorités politiques ou réglementaires ont publiquement demandé des explications à Facebook à la suite de la révélation ce week-end par le New York Times et The Observer de l’affaire dite Cambridge Analytica, cette entreprise liée à la campagne électorale de Donald Trump et visée par des révélations sur l’utilisation de données personnelles de millions d’utilisateurs de Facebook.

Les autorités chargées de la protection des données dans l’UE se sont saisies mardi de l’affaire. Le sujet est au menu d’une réunion à Bruxelles, a indiqué la Commission européenne. Le président du Parlement européen, Antonio Tajani, a de son côté annoncé lundi que les eurodéputés allaient «enquêter pleinement» sur cette «violation inacceptable des droits à la confidentialité des données». La commissaire européenne chargée de la protection des données, Vera Jourova, se trouve mardi aux Etats-Unis dans le cadre de contacts réguliers avec l’administration américaine. «Son équipe est en contact avec Facebook pour trouver un créneau approprié pour discuter de l’affaire avec la compagnie», à l’occasion de ce déplacement, a indiqué la Commission. De son côté, le régulateur britannique de l’information et des données personnelles a annoncé qu’il allait émettre un mandat mardi pour avoir accès aux serveurs de Cambridge Analytica et a demandé à Facebook de suspendre sa propre enquête pour ne pas risquer de compromettre la sienne.

Facebook a annoncé avoir fermé le compte de Cambridge Analytica, une entreprise d’analyse de données qui avait travaillé pour la campagne présidentielle de Donald Trump en 2016 et accusée d’avoir recueilli sans leur consentement les informations personnelles de millions d’usagers du réseau social. De son côté, Cambridge Analytica a «nié fermement» avoir utilisé ces données pour élaborer un logiciel permettant de prédire et d’influencer le vote des électeurs.

Même le MSCI s’interroge sur les conséquences de cette affaire et ses conséquences éventuelles sur la constitution de ses indices ESG. Le fournisseur d’indice attribue actuellement Facebook une note ESG dans la «moyenne» (average). MSCI a indiqué ne pas savoir si cela pourrait conduire à un abaissement de sa notation.

Après quelques heures de cotation à la Bourse de New York, le cours de l’action Facebook perd 5,24% après une chute de 6,77% lundi. En deux jours, le groupe de Mark Zuckerberg a perdu plus de 60 milliards de dollars de capitalisation boursière.

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