Les assureurs sont réunis aujourd’hui à Bercy pour évoquer la taxe «Tobin»
Les assureurs doivent se réunir dans la matinée au ministère de l’Economie et des Finances. Alors qu’ils étaient initialement invités au lancement de fonds d’investissements dans les PME (petites et moyennes entreprises) et les ETI (entreprises de taille intermédiaires) cotées, dans lesquels ils sont investisseurs, l’ordre du jour a été modifié hier par Bercy, ont indiqué à L’Agefi des sources proches du dossier.
Selon ces sources, la réunion porte désormais sur la taxe sur les transactions financières, dérivée de la taxe «Tobin», souhaitée par le président de la République Nicolas Sarkozy. Personne n’était disponible hier au cabinet du ministère de François Baroin pour valider cette information.
Le Gema (Groupement des entreprises mutuelles d’assurances) sera représenté à cette réunion par son président Gérard Andreck, a-t-on toutefois confirmé hier à L’Agefi. Du côté de la FFSA (Fédération française des sociétés d’assurances), en revanche, on ne souhaite faire aucun commentaire.
Selon une des sources proches du dossier, les gestionnaires d’actifs devraient également être présents. Personne n’était disponible hier à l’AFG pour confirmer cette information. Du côté des banques, on indiquait hier à la FBF (Fédération bancaire française) ne pas être au courant de cette réunion.
Nicolas Sarkozy a confirmé dimanche dernier prévoir la mise en place d’une taxe sur les transactions financières, à compter du mois d’août 2012. Cette taxe a vocation à s’appliquer aux actions, aux CDS (credit default swaps) et au trading haute fréquence.
Selon les derniers chiffres de la FFSA, dévoilés la semaine passée, les placements des assureurs à fin 2011 s’élevaient à 1.713 milliards d’euros (en hausse de 1,6% sur un an). Ce montant était composé principalement d’obligations d’entreprises (36%), d’obligations d’Etats de l’OCDE (33%) et d’actions (16%).
Si le secteur de l’assurance n’a pas encore officiellement communiqué sur un impact de la taxe sur les transactions financières, le secteur de la gestion d’actifs et celui de la banque ont déjà fait entendre leurs voix. Dans un communiqué daté du 12 janvier, l’AFG indiquait notamment qu’une telle taxe, «mal calibrée et limitée à la France serait catastrophique pour l’industrie de la gestion (…) et fortement pénalisante pour l’économie française».
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