Les assureurs sont armés pour affronter la hausse des taux
La hausse brutale des taux est un cauchemar pour les assureurs vie qui peuvent subir, dans un tel scénario, des sorties massives sur leurs fonds euros. Pour autant, le Haut Conseil pour la stabilité financière (HCSF), qui s’est réuni ce lundi 27 juin sous la présidence du ministre de l’Economie Bruno Le Maire, estime que «les circonstances ne justifient pas le déclenchement» du dispositif de blocage temporaire des rachats sur les fonds d’assurance vie permis par la loi Sapin 2, explique une source proche.
«La hausse des taux est rapide mais pas exubérante. Utiliser l’arme de la loi Sapin 2 enverrait un drôle de message aux épargnants qui sont très attachés à la liquidité du fonds euros», confirme un grand assureur de la place interrogé par L’Agefi.
Pour les banques, la hausse des taux devrait être bénéfique à moyen terme
«Sans négliger la possibilité de réallocations au sein de l’assurance-vie ou vers d’autres placements, les assureurs, dont la situation de solvabilité et de liquidité est bonne, sont en mesure de faire face au changement de l’environnement financier», juge en outre le HCSF. Suivant la composition et la maturité des portefeuilles d’actifs des assureurs, l’impact de la hausse des taux – qui est, par ailleurs, pris en compte dans le calcul de leurs exigences de fonds propres sous Solvabilité 2 – est variable d’un assureur à l’autre. Mais le HCSF ne relève «pas d’inquiétude majeure sur les assureurs» de la place.
Pour les banques, «dont la situation de solvabilité et de liquidité est solide», «la remontée des taux d’intérêt devrait être un facteur positif à moyen terme», juge encore le HCSF. Et de souligner que les mesures préventives sur le crédit, avec l’entrée en vigueur au premier janvier dernier, de la norme des 35% maximum du taux d’effort et des 25 ans de maturité, ont porté leurs fruits, en permettant d’«assainir les pratiques d’octroi de crédit immobilier.» D’ailleurs, ce dernier continue de croître à «un rythme soutenu», relève le HCSF : +6,8% en glissement annuel en avril selon les chiffres de la Banque de France.
Plus d'articles du même thème
-
Les lignes bougent dans les projets éoliens aux Etats-Unis
Alors qu’un tribunal fédéral a ordonné à l’administration Trump de lever le gel afférent à l’examen de parcs terrestres, RWE se désengage à son tour de l’éolien en mer dans ce pays. -
Le pétrole reste suspendu aux incertitudes dans le détroit d’Ormuz
Les cours du brut sont repartis à la hausse alors que l’accord entre l’Iran et Oman n’assure pas une réouverture rapide du détroit. Le conflit s’étend désormais au Yémen et à l’Arabie saoudite. -
Volkswagen doit répondre à des injonctions contradictoires
Alors que son actionnaire de référence, Porsche SE, exhorte le groupe à accélérer ses prises de décision pour sortir du marasme, la résistance des salariés et des syndicats se renforce.
ETF à la Une
Fineco AM lance trois ETF Ucits avec Amundi
- Boeing obtient enfin un précieux sésame sur le 737 Max
- BPCE profite du jackpot de la marge nette d'intérêt
- L’intervention conjointe pour soutenir le yen révèle un risque majeur
- Prétendant de MPS, Banco BPM devient sa cible, le Crédit Agricole reste au centre du jeu
- Bercy exige des banques un meilleur accompagnement des emprunteurs en difficulté
Contenu de nos partenaires
-
TribuneXavier Bertrand : « Ceuta, Calais : pour un Traité de Calais »
Parce que « ce que Ceuta vient de vivre, le Calaisis le vit depuis vingt-cinq ans », le président des Hauts-de-France, probable candidat à la présidentielle, plaide pour « un statut européen de territoire-frontière, de Calais à Ceuta » -
Nuages gris« Cette fois, c’est une hausse très mauvaise » : pourquoi les derniers chiffres du chômage inquiètent
Le gouvernement jure que la France est « au seuil » du plein emploi mais les économistes relèvent des mauvais signaux -
Etats-Unis : Todd Blanche, ancien avocat de Donald Trump, confirmé à la tête du ministère de la Justice
Le Sénat américain a approuvé samedi 8 août, par 50 voix contre 49, la nomination de Todd Blanche comme ministre de la Justice. Ancien avocat personnel de Donald Trump, il occupait le poste par intérim depuis le limogeage de Pam Bondi en avril