« Les algorithmes ne pourront pas remplacer les actuaires »

La parole à... David Dubois, président de l’Institut des actuaires
Lucile Chevalier

David dubois, président de l’Institut des actuaires

Comment la révolution digitale impacte-t-elle le métier d’actuaire ?

Le rôle de l’actuaire est d’appréhender les risques, de prévoir leurs impacts financiers et d’établir une grille d’évaluation et de tarification. Auparavant, pour remplir leurs missions, les actuaires s’appuyaient sur les données collectées par les compagnies au moment de la souscription du contrat ou lors des sinistres. A présent, l’information est plus fournie et circule plus vite. Les compagnies commencent à collecter des données au fil de l’eau. Ces dernières permettent alors aux actuaires de déterminer le comportement de l’assuré et d’anticiper ainsi de manière plus fine le risque lié au contrat, et, enfin, d’établir une grille d’évaluation et tarification adaptée. Ce travail implique le maniement de nouveaux outils, des algorithmes capables d’appréhender la masse des données et de les analyser rapidement.

Les actuaires seront-ils remplacés par des algorithmes ?

Je ne pense pas ! La mise en place d’algorithmes les décharge de tâches fastidieuses et chronophages de calculs. Mais il reste un besoin de jugement, de réflexion et d’intégration dans l’univers professionnel. Quelles données choisir ? Comment interpréter les résultats ? L’offre répond-elle aux exigences réglementaires ? Garantit-elle la solvabilité de l’entreprise ? Son positionnement ? L’algorithme ne répond pas à ces questions. Seul l’actuaire, ayant au-delà de ses compétences mathématiques et statistiques une expertise du métier d’assureur, sait et peut le faire.

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