Les actionnaires d’UBS sanctionnent la direction pour l’amende fiscale
Le vote de routine s’est transformé en camouflet pour la direction d’UBS. Réunis en assemblée générale, les actionnaires de la banque suisse n’ont pas accordé la décharge aux membres du conseil d’administration et de la direction générale. La résolution 4 n’a obtenu que 41,7% de votes favorables, en-dessous de la majorité requise des 50%. Le quitus avait été donné à près de 90% l’an dernier.
En refusant de donner quitus à la direction, les actionnaires ont exprimé leur mécontentement concernant la gestion du dossier fiscal français qui a valu à la plus grande banque suisse d'être condamnée en février par le tribunal correctionnel de Paris à payer une amende de 3,7 milliards d’euros pour démarchage bancaire illégal et blanchiment aggravé de fraude fiscale.
Ce vote négatif n’est pas sans conséquence pour la direction d’UBS. Les actionnaires se réservent ainsi la possibilité d’engager d'éventuelles poursuites judiciaires. « J’interprète votre décision comme le reflet de l’inquiétude ressentie du fait de la procédure ouverte en France et de votre souhait de garder toutes les possibilités juridiques ouvertes. Je peux le comprendre », a déclaré après le vote Axel Weber, le président d’UBS, soulignant toutefois que le dossier concernait des questions sans rapport avec la direction actuelle. Il a rappelé que la banque avait dû aller en justice en France pour se défendre faute de pouvoir trouver un accord raisonnable. UBS a fait appel du jugement.
Toutes les autres résolutions à l’ordre du jour avaient été approuvées, y compris celles concernant les rémunérations des dirigeants, contestées pourtant par plusieurs cabinets de conseil en vote.
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