Le Trésor américain s’apprête à devenir minoritaire au capital d’AIG
Le Trésor américain poursuit les grandes manœuvres au capital d’AIG. Cette nuit,il a indiqué devoir lancer un programme de vente de quelque 18 milliards de dollars de titres, sous la houlette de Citigroup, Deutsche Bank, Goldman Sachs et JPMorgan. De quoi ramener la participation de la puissance publique au capital à 23% environ, contre 53% aujourd’hui et 92% au plus haut historique dans le sillage du sauvetage de l’assureur. Le Trésor a déjà abaissé sa participation par le biais de quatre opérations.
Le passage du Trésor américain au statut d’actionnaire minoritaire d’AIG aura pour conséquence de rendre la Réserve fédérale responsable de la régulation du groupe, qui détient une banque. L’impact de cette supervision sur les projets de développement d’AIG reste pour l’heure «incertain» selon l’analyste Michael Nannizzi chez Goldman Sachs.
Avec un bond de près de 50% du cours de son action en Bourse de New York depuis le début de l’année, AIG apparaît en situation de force. Un paradoxe apparent pour l’assureur américain soutenu en 2008 par la puissance publique au prix d’un plan de sauvetage de 182 milliards de dollars.
Déjà l’engagement public se révélerait rentable pour le contribuable aux cours actuels s’il devait être soldé. Le seuil de rentabilité se situe à 28,73 dollars, pour un cours de clôture de 33,99 dollars vendredi. Mais l’assureur ne souhaite pas précipiter cette issue. Il en a donné un signe la semaine passée en décevant les investisseurs par l’ampleur jugée trop limitée à la fois d’une vente de titres d’AIA et d’un projet de rachat de titres auprès du Trésor. Vendredi, AIG a en effet indiqué avoir réduit d’un quart sa part au capital de son ancienne filiale asiatique, à 13,7%, récoltant à cette occasion 2 milliards de dollars auprès d’investisseurs institutionnels. La prime de 0,8% perçue par rapport au cours de clôture de la veille a toutefois traduit la force de la demande, certains analystes allant jusqu’à miser sur une cession totale. AIG a présenté l’opération, qu’il ne pourra pas reproduire avant le 10 décembre, comme une source de financement pour un programme de rachat de titres auprès du Trésor pour 5 milliards de dollars. Les attentes du marché allaient jusqu’à 10 milliards. Après de multiples cessions d’actifs,le groupeaméricain veut tirer le meilleur parti possible du solde de sa participation au capital de sa pépite asiatique.
Plus d'articles du même thème
-
Gilles Guibout prend la tête des actions européennes de BNP Paribas AM
BNP Paribas Asset Management a nommé Gilles Guibout au poste de responsable des actions européennes, sous la responsabilité de Guy Davies, directeur des investissements et responsable global des actions actives fondamentales (Global Head of Fundamental Active Equity FAE). -
ABP a investi 500 millions d’euros dans les infrastructures
Le gestionnaire d’ABP, le plus important fonds de pension néerlandais, vient de conclure un nouveau partenariat avec un gestionnaire d'investissements spécialisé dans les infrastructures. -
Man Group lance ses premiers ETF Ucits actifs
La société de gestion alternative dévoile deux véhicules, qui vont se concentrer sur le suivi de tendance et les infrastructures.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- Parvus accentue sa pression sur la gouvernance d’Accor
Contenu de nos partenaires
-
En avant la couleur !
Si les carrosseries flashy ont longtemps été l’apanage des supercars, les autos adoptant des teintes vives s’invitent de plus en plus dans le PAF. -
Triptyque« Vous êtes tous trop durs avec moi » : Emmanuel Macron à l'heure du bilan (littéraire)
Comme ses prédécesseurs, Emmanuel Macron a été raconté dans de nombreux livres, dont les titres en disent long sur sa présidence. Sans oublier ceux à venir... -
Aux Etats-Unis, les Californiens disent « non » à la taxe Zucman
Après le dépouillement de 60 % des bulletins de vote, le « non » l’emporte à environ 55 %. Un nouveau revers pour l’économiste français Gabriel Zucman