Le trading porte Deutsche Bank vers son premier bénéfice en 6 ans
Le millésime 2020 des bancaires est placé sous le signe du changement. Après Santander, qui a annoncé les premières pertes de son histoire hier, c’est au tour de Deutsche Bank de rompre avec ses habitudes en dévoilant un bénéfice net annuel attribuable aux actionnaires de 113 millions d’euros, une première en 6 ans.
La banque allemande, qui avait accusé une perte de 5,72 milliards d’euros en 2019, s’est appuyée sur un quatrième trimestre résilient : elle y a dégagé 51 millions d’euros de bénéfice, contre un trou de 1,6 milliard d’euros à la même période l’année précédente, et alors que les analystes cités par Reuters attendaient des pertes. Ces bonnes nouvelles expliquent la réaction du marché, le titre progressait de 3,6% à l’ouverture de la Bourse de Francfort avant de se calmer et de passer dans le négatif à la mi-journée.
Hausse de 32% des activités de la banque d’investissement
Deutsche Bank n’a pas dérogé aux tendances du secteur liées aux conséquences de la pandémie mondiale. La division banque d’investissement, dont les activités ont été portées par la volatilité des marchés au cours de l’année, a vu son revenu augmenter de 32% pour atteindre 9,28 milliards d’euros. Le trading obligataire et sur devise a représenté à lui seul 7 milliards d’euros sur cette somme, un montant en hausse de 28% par rapport aux 5,5 milliards d’euros de 2019. Les activités d’origination de dette se sont aussi bien comportées, avec un revenu annuel de 1,5 milliard d’euro, en hausse de 38% par rapport à l’année précédente.
Au contraire, les autres activités de la banque s’affichent en légère diminution du fait du contexte macroéconomique et de la faiblesse des taux d’intérêt. La période n’a pas empêché le groupe d’atteindre ses objectifs de réduction de coûts hors intérêts, en diminution de 15% par rapport à 2019, à 21,2 milliards d’euros.
Plus d'articles du même thème
-
Oracle brave la conjoncture pour demander 20 milliards de dollars au marché
La société compte lever 10 milliards de dollars de dette et 10 milliards de dollars via des actions. Ces montants étaient connus, mais les dernières semaines ont rendu les investisseurs méfiants sur l’IA. -
La Turquie coupe des têtes après le scandale dans son industrie des fonds
Face à la crise provoquée par une affaire de fraudes et de manipulations de cours présumées impliquant plusieurs dizaines de fonds d'investissement, Ankara purge les sommets de sa finance et écarte des figures liées au pouvoir. -
La collecte des banques privées cotées françaises se grippe au troisième trimestre
À elles trois, BNP Paribas Wealth Management, Indosuez Wealth Management et Société Générale Private Banking ont collecté 5,6 milliards d’euros au troisième trimestre, contre 13,6 milliards au deuxième. Leurs revenus stagnent ou reculent sur trois mois, mais progressent d’environ 10% sur un an.
ETF à la Une
BlackRock accélère le développement de sa gamme d’ETF obligataires actifs
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
Contenu de nos partenaires
-
Come backPrésidentielle : qu'il se rase ou pas, Bruno Le Maire y pense très fort
Bruno Le Maire travaille discrètement, mais activement, à une candidature. Si les circonstances le permettent -
Les tendances du luxe d’ici 2030 et en quoi l’IA peut-elle le révéler
Continuité, fragmentation ou retour du sens ? Dans son nouveau livre « Le luxe à l’horizon 2030 » le consultant Yves Hanania dessine trois futurs possibles pour le luxe. Avec une conviction en toile de fond, celle que l’intelligence artificielle ne bouleversera pas le secteur, elle en sera le révélateur. -
Le style du pouvoir : quand les dirigeantes inventent leurs propres codes
A travers leurs vêtements, les femmes racontent une autre histoire du pouvoir, faite de quête de légitimité, de visibilité et d’affirmation de soi.