Le système financier français résiste bien aux tests menés par l’ACP
L’ACP est optimiste pour le système financier français. L’examen de la stabilité du système bancaire et des organismes d’assurance français effectué par l’Autorité de contrôle prudentiel et publié sur son site internet confirme «la capacité des banques françaises à résister à une détérioration significative de l’environnement économique, tout en étant capables de se conformer aux nouvelles exigences de la CRD 4», la directive transposant Bâle 3.
Réalisés sur la base des comptes à fin 2011, les stress tests partent d’un scénario de base optimiste dans lequel la croissance de l’économie française atteindrait 1% en 2013. Le scénario adverse, plus crédible, se fonde sur une hypothèse de croissance de 0,2%, d’inflation de 1% et sur une baisse des prix immobiliers de 4,4%.
Sur la base du scénario adverse, l’ACP estime que les huit banques passées au crible (BNP Paribas, la Société Générale, le Crédit Agricole, BPCE, le Crédit Mutuel, la Banque Postale, HSBC France et la CDC) affichent toutes des ratios de capitaux propres tier one supérieurs à 8%, avec 60% des établissements ayant un ratio compris entre 8% et 10%. Les banques restantes arrivent même à afficher des ratios supérieurs à 10%.
Seul bémol: l’autorité note «la relative vulnérabilité que constitue la dépendance des banques françaises au refinancement interbancaire court terme». Plusieurs établissements ont un volume d’activité significatif libellé en euros et pour autant financé en devises étrangères, principalement en dollar. Cette vulnérabilité est néanmoins compensée par la détention d’importantes réserves de collatéraux éligibles à la BCE.
Selon le rapport, les banques françaises peuvent se permettre de «perdre, en supplément du stress initial à l’horizon d’un mois, en moyenne jusqu’à 5% du refinancement « wholesale funding » avant d’avoir besoin de recourir à la BCE». Depuis fin 2011, les banques françaises ont en outre continué à réduire leurs besoins en dollars.
S’agissant de l’assurance, les résultats des tests menés sur 25 entités montrent que les assureurs vie sont faiblement atteints par le scénario défavorable en raison de capacités importantes d’absorption des pertes par la participation aux bénéfices. Si pour les assureurs non vie, qui ne disposent pas de ce mécanisme, l’effet est plus important, il «ne met pas en péril leur solvabilité, en raison du niveau généralement élevé de leurs ratios de solvabilité initiaux» estime l’ACP.
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