Le surendettement des ménages diminue malgré le Covid
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Bertrand De Meyer
spirale endettement, cascade de frais
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Les craintes de surendettement liées aux conséquences de la crise sanitaire pour les ménages ne se sont pas concrétisées. Selon la dernière enquête typologique sur le surendettement des ménages en 2021 menée par la Banque de France, 121.000 dossiers ont été déposés au cours de l’année contre 143.000 en 2019, soit une baisse de 15%. « Cette diminution s’explique notamment par une réduction tendancielle du chômage et plusieurs réformes visant à prévenir le surendettement et à améliorer l’efficacité de la procédure de traitement des dossiers », explique la Banque de France.
Surtout, l’évolution des dépôts de dossiers entre 2019 et 2021 - l’année 2020 étant considérée comme atypique en raison du Covid-19 avec 109.000 dossiers déposés -, poursuit la tendance baissière amorcée en 2014. La baisse annuelle est en moyenne de 9% depuis lors, calcule la Banque de France.
Les dettes immobilières reculent, les autres progressent
L’endettement global des ménages surendettés s’établit à 4,9 milliards d’euros en 2021 (- 1,2 milliard par rapport à 2019). L’endettement médian hors immobilier s’établit à 16.075 euros par ménage en 2021, en baisse de 3% par rapport à 2020 et de 9% par rapport à 2014. Sur un an, la part des dettes immobilières dans l’endettement global diminue de 34% à 31 % tandis que les dettes de charges courantes (15%) et les autres dettes (16%) s’accroissent.
Certaines catégories de ménages sont plus touchées par les situations de surendettement. 60 % des personnes surendettées ont ainsi un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté, contre 15 % de la population française. En outre, 26% des personnes surendettées sont au chômage et plus de deux tiers sont âgés de 25 ans à 54 ans contre 47% de la population française âgés de plus de 18 ans.
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