Le scandale des produits d’assurance emprunteur pèse sur Lloyds Banking Group
Les charges liées aux produits d’assurance emprunteur (PPI) continuent à peser sur le bilan de Lloyds Banking Group (LBG). A l’occasion de la publication des résultats trimestriels hier, le groupe bancaire a en effet annoncé une nouvelle provision à hauteur d’1 milliard de livres, portant à 5,3 milliards de livres (6,3 milliards d’euros) le montant total des charges liées aux ventes de ces produits.
Le bilan pourrait même encore s’alourdir, selon les analystes qui prévoient des provisions supplémentaires de 2,3 milliards de livres pour la banque partiellement nationalisée. Au total, le coût pour l’industrie pourrait approcher les 15 milliards de livres, selon des estimations réalisées par JPMorgan Cazenove. Le groupe a d’ores et déjà remboursé 3,7 milliards de livres dans cette affaire à fin septembre, soit 70% de sa provision. Reste que l’ensemble de ces coûts a conduit LBG à enregistrer un déficit trimestriel imposable de 144 millions de livres après une perte de 607 millions de livres une année auparavant.
La banque a néanmoins battu le consensus d’analystes en dévoilant un profit comptable ajusté de 840 millions comparé à 419 millions de livres une année précédente, conséquence d’une diminution des créances douteuses en particulier en Irlande et en Australie. De manière générale, les analystes ont salué les efforts du groupe pour redresser la barre. Dans une note, Deutsche Bank estime que la banque a tenu ses promesses, en particulier dans ses opérations «core», qui préfigurent la banque de demain et dont les bénéfices sous-jacents ont progressé de 12% en un an : «les opérations core qui sont au centre de nos préoccupations ont battu nos prévisions à hauteur de 30%, grâce à toutes les lignes du bilan» souligne la note.
Le plan de réduction des coûts avance aussi plus vite que prévu : LBG s’est en effet dit bien partie pour réduire les coûts à 10 milliards de livres cette année, avec deux ans d’avance. La banque anticipe aussi de réduire ses actifs non stratégiques de 38 milliards de livres cette année, soit 13 milliards de livres de plus que prévu. Au final, LBG estime être en bonne voie pour atteindre ses objectifs financiers pour l’ensemble de l’année 2012.
Plus d'articles du même thème
-
Pimco s’attaque aux placements privés
Pimco, qui gère 2.300 milliards de dollars et s’est historiquement concentré sur les titres obligataires cotés en Bourse, a conduit ces derniers mois une série de transactions par placement privé, en prenant des positions importantes dans des opérations très médiatisées, rapporte le Financial Times. Parmi celles-ci figurent le financement de dette en temps de guerre pour des gouvernements du Moyen-Orient, un prêt à un fonds de crédit privé de Blue Owl dont les actions avaient chuté, ainsi qu’une contribution majeure au financement de gigantesques projets de centres de données pour Meta et Oracle. -
Alecta adopte une stratégie d’investissement climatique dans les pays émergents
Le plus grand fonds de pension de Suède vient de confier un mandat de gestion à impact dans les pays émergents à la société de gestion responsAbility Investments AG. -
Alice Pizza passe à une nouvelle recette capitalistique
Dans le cadre de ce tour de table, Quadrivio & Pambianco, Capdesia et CVC remplacent Green Arrow Capital et la famille fondatrice.
ETF à la Une
Amundi étoffe sa gamme d'ETF actifs obligataires
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Le vendeur à découvert Grizzly Research multiplie les attaques sur les sociétés cotées européennes
- Première bougie pour Antonio Filosa chez Stellantis, mais l’étincelle reste à venir
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L'assurance emprunteur veut en finir avec les clauses d'exclusion
Contenu de nos partenaires
-
Think againQuand la justice française pousse TotalEnergies à quitter la France
En condamnant la compagnie pétrolière à inclure la consommation de ses clients dans le calcul de ses émissions de CO2, la justice la pousse à fermer ses stations-service en France, et montre à ses dirigeants la porte de l'expatriation -
Guerre en Ukraine : Poutine dit attendre la venue des négociateurs américains
« Nous attendons, une fois tous les événements terminés et la phase chaude sur le dossier iranien achevée, la venue de ces représentants de l'administration américaine que nous avons déjà rencontrés à Moscou », a déclaré Vladimir Poutine, dimanche 28 juin -
Les Etats-Unis et l'Iran acceptent de cesser leurs attaques et de se rencontrer mardi au Qatar
Un responsable américain a affirmé au média Axios que Washington et Téhéran cessaient leurs attaques « pour le moment » et que les navires pouvaient « circuler librement » dans le détroit d'Ormuz. Une autre source a annoncé qu'une rencontre entre les deux parties était prévue ce mardi 30 juin au Qatar