Le régulateur des marchés américains a les Spac dans le viseur
Le gendarme américain des marchés financiers veut faire la lumière sur les Spac, ces sociétés coquilles vides qui ont afflué ces derniers mois en Bourse afin de lever de l’argent en vue de réaliser des acquisitions. La Securities and Exchange Commission (SEC) a lancé des investigations préliminaires sur le phénomène, a rapporté jeudi Reuters.
Le régulateur a envoyé des lettres aux banques pour leur demander des informations sur les Spac auxquels elles ont été associées, a indiqué l’agence, citant des sources proches du dossier. Montants des commissions perçues, volumes négociés, contrôles internes et conformité sont au coeur des demandes de la SEC, selon ces personnes.
Deux des sources citées par Reuters ont précisé qu’il ne s’agissait pas d’une enquête officielle pour l’instant, dans la mesure où ces institutions financières ont été invitées à fournir ces informations de manière volontaire. Mais selon une troisième source, l’envoi de ces lettres pourrait marquer le début d’une enquête officielle.
Favoritisme
Ce mois-ci, la SEC avait alerté le grand public sur les risques d’investir dans des Spac au seul motif qu’ils sont adossés à des institutions connues ou des célébrités. Parmi les reproches de la SEC, le fait que les principaux bailleurs de fonds initiaux d’un Spac obtiennent leurs actions de l’entreprise à un prix plus favorable que ceux du marché.
En Europe, le phénomène est moins développé mais il tend à prendre de l’ampleur. Deux Spac ont été lancés en Bourse à Paris, Mediawan (aujourd’hui retiré de la cote) et 2MX Organic, tous les deux promus par Matthieu Pigasse et Xavier Niel. Plusieurs anciens banquiers ont récemment lancé leur propre Spac.
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