Le rachat de XL Group par Axa laisse les marchés sceptiques
Le cours de Bourse d’Axa chute à mi-journée après que l’assureur français a annoncé un accord en vue de l’acquisition de la totalité du capital du spécialiste de l’assurance dommages des entreprises et de la réassurance XL Group pour 15,3 milliards de dollars (12,4 milliards d’euros). Le titre a perdu près de 10% dans les premiers échanges et cédait environ 8% à la mi-journée, à 22,92 euros, un plus bas depuis près de onze mois. De son côté, XL gagnait 30% dans les échanges de pré-ouverture aux Etats-Unis.
« Cette opération […] permet à Axa de faire évoluer son profil d’activité d’une entreprise majoritairement présente sur la vie, épargne, retraite vers un acteur dont l’assurance dommages devient le métier principal», déclare le directeur général d’Axa Thomas Buberl dans un communiqué.
Cela fait sens en termes de stratégie, mais le prix est dans la fourchette haute de ce qui était attendu, expliquent les analystes de Baader Helvea dans une note. Même son de cloche chez Bryan Garnier : l’acquisition est positive, mais certains investisseurs pourraient avoir des doutes sur son financement. En effet, la moitié de l’opération (6 milliards d’euros) sera financée grâce aux profits de l’IPO des activités américaines d’Axa, ce qui pourrait effrayer des investisseurs car cela met Axa dans une position de « vendeur forcé ».
Pour les analystes d’UBS, Axa et XL « ne constituent pas une association logique » d’un point de vue stratégique, car Axa a toujours évité les transactions d’envergure, préférant croître progressivement au moyen d’acquisitions complémentaires. En outre, l’assureur français a eu tendance à privilégier la croissance en Asie et non aux Etats-Unis, le principal marché de XL.
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